jeudi 30 janvier 2014

Séance scolaire mathématiques


25e séance avec débat















Le film d’Olivier Peyon Comment j’ai détesté les maths 
(avec les plus grands mathématiciens dont Cédric Villani, Jean-Pierre Bourguignon, François Sauvageot, Anne Siety ou Robert Bryant), sera à Vierzon au Ciné-Lumière le jeudi 20 février et le vendredi 21 février. 
Des séances scolaires sont possibles (le matin ou l'après-midi, 4 euros par élève). Le lycée Edouard Vaillant occupe le créneau du vendredi de 14h à 16h pour une salle, mais d'autres salles peuvent être ouvertes à la même heure en cas de besoin. 
N’hésitez pas à contacter l'association si vous êtes intéressé(e)s.



© Haut et Court



"Le documentaire d'Olivier Peyon rend les matheux sympathiques et les équations poétiques." 
(Le Monde)





 Vous pourrez trouver le point de vue intéressant d'un enseignant sur le site: 



LE TELEGRAMME
BREST
Saint-Brieuc

Etudes. « Comment j'ai aimé les maths »


13 janvier 2014 à 07h42/ Propos recueillis par Anne Burel /


Nicolas Nguyen, professeur de maths au lycée Rabelais.
« Comment j'ai détesté les maths », le film d'Olivier Peyron sera présenté ce soir au Club 6, à l'initiative de l'association Saint-Brieuc Prépas. Professeur au lycée
Rabelais et animateur du débat qui suivra la projection, Nicolas Nguyen a une tout
autre vision de la discipline qu'il enseigne en classes prépas.

Le Télégramme : Comment expliquez-vous le désamour entre beaucoup d'élèves et les maths ?

Nicolas Nguyen. « C'est une matière qui est victime de sa réputation de discipline exigeante et difficile. Ce problème, assez français, remonte aux origines de l'enseignement des mathématiques, lors de la création des Grandes écoles, au moment de la Révolution française. Pendant des années, les maths ont été un outil de sélection des bons élèves. Celui qui comprenait ce langage et parvenait à le décoder était considéré comme bon élève. Ce qui est regrettable, c'est que la partie créative des mathématiques a été peu développée dans l'enseignement. Dans le profil du bon élève, il n'y a pas de créativité, pas d'imagination.»



  



La France est pourtant bien reconnue comme l'une des plus grandes nations de

mathématiciens ?


« Dans ce domaine, la France est considérée comme la deuxième nation au monde derrière 
les États-Unis. »


Les maths sont-elles toujours réservées à une certaine élite ?


« Ni les maths, ni les classes préparatoires ne sont réservées à une élite aujourd'hui. Il faut 
savoir que par exemple ici, à Rabelais, plus de 40 % de nos élèves de classes prépas sont boursiers. »


Y a-t-il néanmoins des tentatives pour casser cette image rigide des maths ?


« Pendant longtemps, les maths sont restées un peu figées, mais les choses ont changé. Les mathématiciens communiquent mieux. Les programmes ont intégré une approche plus 
concrète de la discipline malgré une baisse des volumes horaires, tout en gardant une nécessité de grande rigueur scientifique. Il y a également d'autres moyens pour rendre la discipline moins austère. Par exemple, à Rabelais, nous proposons aux lycéens et étudiants de prépas des ateliers d'initiation à la recherche mathématique. Nous y abordons les maths de façon différente et ça marche très bien. Certains élèves se découvrent de vrais talents. Ce genre de projets permet d'explorer cette dimension créative, imaginative des mathématiques. Ces ateliers pourraient également très bien marcher avec des élèves plus jeunes, dès le primaire et même la maternelle. La réforme des rythmes scolaires pourrait permettre de mettre en place ce genre d'ateliers. »


Une tendance lourde perdure : pourquoi est-ce que les filières scientifiques et les maths continuent à attirer davantage les garçons que les filles ?


« Les choses évoluent peu en effet. Ce n'est pourtant vraiment pas une question de capacité. Je constate que la société continue à diriger les filles vers des métiers où elles devront s'occuper de l'autre. »



Comment vous est venue cette passion pour les maths ?


« Le déclic a eu lieu pour moi en classe de quatrième, avec le début de l'apprentissage des démonstrations. Apprendre à argumenter, démontrer, expliquer, ça a été une révélation. Ensuite, j'ai un parcours classique qui s'est achevé par une agrégation de mathématiques et une thèse. J'ai choisi l'enseignement pour me poser car le parcours de chercheur est compliqué en France. Mais ce choix de l'enseignement n'est pas un choix par défaut. J'adore mon métier. En parallèle, je publie des livres pour continuer à confronter mes idées à celles des autres mathématiciens. »



À quoi peuvent servir les maths aujourd'hui ?


« On peut créer des mathématiques pour explorer toutes les sciences. On en trouve dans beaucoup de disciplines, en biologie, en médecine, dans la finance, dans l'informatique, dans l'internet. Elles servent à communiquer, à faire fonctionner les réseaux... Elles permettent de modéliser beaucoup de choses et de trouver des solutions optimales. Les maths fonctionnent partout. »













Voir (ou écouter) également :




FRANCE CULTURE

RUE DES ECOLES

Les maths au cinéma
20.11.2013 - 15:00
29 minutes

Emission consacrée au film Comment j'ai détesté les maths , Film documentaire d'Olivier Peyon qui sort en salles le 27 novembre.

Avant de parler du documentaire d’Olivier Peyon "Comment j'ai détesté les maths", détour rapide sur l’actualité de l’éducation. Après les mouvements sociaux de contestation de la réforme des rythmes la semaine dernière, alors que le dossier fait toujours l’objet de contestation politique locales, on le voit avec le congrès des maires, Vincent Peillon se saisit d’un autre grand sujet, beaucoup plus complexe à vrai dire : le satut des enseignants. Il s’agit de réformer un décret de 1950. Et c’est un Vincent Peillon très précautionneux que les journalistes spécialistes de l’éducation ont pu rencontrer lundi avant qu’il ne lance le travail de 13 groupes de réflexion dont les conclusions sont attendues pour le mois de février 2014. « Le travail des enseignants ne se limite pas au temps passé  devant les élèves - il faut définir ces tâches pour sortir du bla bla des 30 dernières années" a déclaré  le ministre ! Corrections, préparation, veille pédagogique, rencontre avec les parents… mais comment imaginer des compensations financières et faut-il rendre toutes ces tâches obligatoires ? Comment moderniser le métier ?
Nous suivrons ces travaux et nous vous en reparlerons début 2014, en attendant, pour vous informer, vous pouvez consulter les nombreux et passionnants articles du  café pédagogique.net, notre partenaire.

Mais tout de suite on vous parle… des maths ! à propos du  film où l’on parle de haine mais aussi d’amour… d’incompréhension et de beauté...
Pour le mathématicien Cédric Villani (Médaille Fields 2010), " Les maths sont rigoureuses, mais imaginatives, abstraites mais universelles, anciennes et en mutation, difficiles et simplissimes,..bref elles peuvent être sexy."

Deux invités pour évoquer ce film :

- Olivier Peyon, Réalisateur du film Comment j'ai détesté les maths. (sortie 27 novembre)

- François Sauvageot, Professeur de Mathématiques en Classes Prépas (Maths Spé) au Lycée Clémenceau de Nantes, et "acteur" dans le film et pour qui le langage mathématique doit être une arme pour tous. Il faut créer des ponts, faire comprendre ce qu'est la vie d'un méthématicien, et surtout parler de la vie, avant la  Théorie.

Les Maths servent à penser et permettent de s'approprier un chemin vers l'abstrait.

On parle aussi de la "beauté des maths. Comment peut-on ré-enchanter les maths ?

 Invité(s) :
Olivier Peyon, cinéaste
François Sauvageot, professeur de Mathématiques (Classes Prépa)





Olivier Peyon (réalisateur) et François Sauvageot 
(Professeur de maths, avec son chapeau !) 
G. MÉRIC © RADIO FRANCE



Cédric Villani, Mathématicien , en train de résoudre un carré 
LOUISE TOURRET © RADIO FRANCE









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