mardi 29 avril 2014

Pré-propositions avril 14


(Précisions dans l'article du 1er avril)


La sortie à Sainte-Sévère, c'est J - 12 !















De ce qui est présenté ici, rien n’est définitivement fixé, sauf précision contraire. C’est même la spécificité de cette rubrique.
Elle nous permet en tout cas de ne pas oublier, de montrer qu’on n’a pas oublié, et de faire connaître à tous ce qui nous a été proposé ou ce que nous avons envisagé nous-mêmes pour notre prochain programme.





dimanche 27 avril 2014

Actu Avril 2014 Synarchie


(Précisions dans l'article du 1er avril)



Sainte-Sévère, c'est bientôt !



















Rendez-vous Artisanat de Printemps
Biscuiterie Jeannette à Caen
Café repaire Auberge de jeunesse




Rendez-vous Artisanat de Printemps




Nous vous informons de notre exposition avec les fontaines aux Grottes du Lac à Bourges. Voir détail en pj.

Au plaisir de vous rencontrer dans ce cadre insolite !

Michaël & Sylvie Monziès

Atelier Coralis
18330 Saint Laurent
+ 33 02 48 515 818
www.fontainecoralis.com

 (aussi ajouté au film PIERRE RABHI)







 Biscuiterie Jeannette à Caen
(film SE BATTRE et Jonathan)


Je souhaite m'inscrire pour la sortie à St Sévère le 10 mai. Pour le moment, je pense que je vais faire du covoiturage (nous serons 4 moi Jonathan, Annie et Jean-François).
 Sinon, j'ai vu ce midi sur France 2 un reportage dans le cadre de l'émission 13h15 le samedi sur des ouvriers de l'usine Madeleine Jeannette à Caen en liquidation judiciaire. Je pense qu'il peut avoir un lien avec le doc "Se battre".
Jonathan

(aussi ajouté au film SE BATTRE)



FR3 Basse-Normandie
Publié le 19/12/2013 | 12:07, mis à jour le 21/03/2014 | 20:35

Liquidation de la biscuiterie Jeannette, la fin d'une époque à Caen
Mercredi soir, le tribunal de Caen a prononcé la liquidation de la biscuiterie Jeannette. Une entreprise née en 1850 qui faisait partie du patrimoine des Caennais. 




© France 3 Basse-Normandie Les célèbres boîtes des madeleines et biscuits Jeannette


L'histoire de la biscuiterie Jeannette se confond avec celle de Caen depuis 1850. C'était l'usine la plus ancienne de la ville. Le parfum sucré qui se dégageait des ateliers de l'avenue Charlotte Corday a marqué des générations de Caennais.
La biscuiterie, Mollier au départ, fabriquait des biscuits secs, du sablé au boudoir.
Rachetée par Raymond et Jean Vinchon en 1920, l'usine se lance dans la production de la fameuse madeleine, et travaille la pâte jaune.
Elle développe également «la chasse», des petits biscuits secs sur lesquels sont représentés un lapin, un chasseur, un chien et un oiseau.
Ce sont ces produits phares qui vont permettre à Jeannette d'acquérir sa notoriété.  

Depuis le début des années 90, la biscuiterie a malheureusement connu de nombreuses difficultés, avec plusieurs dépôts de bilan.
Le rachat en avril 2012 par l'entreprise du Calvados LGC représentait l'espoir d'un nouveau départ avec un projet de nouvelle usine à Falaise.
Un projet qui ne verra pas le jour, en raison d'un manque de soutiens financiers.  




Café repaire Auberge de jeunesse



Pour cette fin de saison 2013-2014, le café repaire de Vierzon bouleverse ses repères.
Les 2 rendez-vous qui viennent n'auront pas lieu le 1er mardi du mois.



Les prochaines dates sont :



                                            
 le mardi 29 avril 

L'intervenant sera
 Denis Sieffert, journaliste, directeur de l'hebdomadaire Politis, sur le thème de    "la presse indépendante face à la crise".

                                             
  Rendez-vous  à  19h30, à l'auberge de jeunesse de Vierzon.




                                            
 .  le dimanche 18 mai :

nous projetterons le film "sueños Colectivosqui raconte 
l'expérience collectiviste, fondée sur la solidarité et sur l’entraide, vécue pendant la guerre civile espagnole, dans de nombreux villages. 

          Ensuite, nous débattrons des rêves collectifs actuels.   


                                  Rendez-vous à 
18h, à l'auberge de jeunesse.

Bonjour à tous,

J'envoie ce  message  pour vous rappeler le rendez-vous de dimanche (18 mai) à 18h.

Le film s'appelle "sueños Colectivos" et pour le débat, nous accueillerons des gens qui, à un moment donné,
ont transformé leurs rêves collectifs en réalité.

Nous recevrons des témoins de la période espagnole et des membres de l'association "vallée d'Humbligny"
qui ont décidé voilà quelques années de créer un lieu où ils pourraient  vivre selon des valeurs telles que
la solidarité, le partage, l'égalité, l'entraide avec pour objectifs 


Autoproduction énergétique
Autoproduction alimentaire
Développement de la vie associative
Développement des activités professionnelles (actuellement: animations socio-culturelles, poterie,
 programmation informatique, site internet, tattoo, maraîchage en biodynamie...)



A dimanche,





En juin, nous reprendrons  le 1er mardi du mois, soit :



                                       . le mardi 3 juin :

 l'intervenante sera Mme Annie Lacroix-Rizhistorienne, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII- Denis Diderotet spécialiste en particulier de la période de l’entre-deux guerres.
                                        
Le thème de son intervention sera la Synarchie
thème qu'elle a développé dans son livre "Le choix de la défaite"paru en 2006. 
   
                                        Le rendez-vous est à 19h30 à l'auberge de jeunesse.











Ancienne élève de l'école normale supérieure (Sèvres), agrégée d'histoire, docteur ès lettres, elle est spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle . Ses travaux portent sur l'histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, sur la période de la Collaboration dans l'Europe occupée par les nazis, sur les relations entre le Vatican et le Reich ainsi que la stratégie des élites politiques et économiques françaises avant et après la Seconde Guerre mondiale. Elle est également connue pour son engagement communiste.



Ses recherches concernent d'abord l'histoire du mouvement ouvrier et du syndicalisme. Son premier livre publié, issu de sa thèse de doctorat d'État, porte sur l'histoire de la CGT de la Libération à la scission, de 1944 à 1947).


Dans les années 1980, elle oriente ses travaux sur les relations internationales dans la première moitié du XXe siècle, de la guerre de 1914-1918 à la guerre froide. En 1983, dans le cadre d'une recherche sur les nationalisations d'après-guerre, elle commence à travailler sur les archives de la Commission nationale interprofessionnelle d'épuration, un travail dont elle tire, en 1986, un article sur « Les grandes banques françaises : de la collaboration à l'épuration, 1940 - 1950 ».
Dans les années 1990, ses recherches l'amènent à étudier la collaboration économique : Industriels et banquiers français sous l'Occupation puis Le Choix de la défaite et De Munich à Vichy: l’assassinat de la Troisième République qui traitent de la décennie précédant l'Occupation.
Sur plusieurs de ces sujets, ses travaux ont donné lieu à des controverses.

Une actualité ukrainienne venue des années 30
La controverse sur l’Holodomor
Dans une « présentation critique de documents originaux » sur l' « extermination par la faim » en Ukraine en 1933 (Holodomor en ukrainien), diffusée à ses étudiants en 2004 mise à jour et complétée en 2008, Lacroix-Riz conteste la présentation de cette famine comme résultant d'une intention « génocidaire » du pouvoir soviétique.  Elle dénonce une « opération de propagande », « un bobard » et préfère évoquer « une sérieuse disette conduisant à un strict renforcement du rationnement ». Elle reprend à son compte l'analyse de Douglas Tottle (en) (selon lequel le Holodomor est une création « frauduleuse » de « propagandistes nazis »), dont elle considère l'ouvrage « essentiel ». Ses articles sur ce sujet furent au cœur d'une importante controverse.
  
« Qu’on cesse de prendre les criailleries des associations "ukrainiennes" ou présumées telles pour des propos scientifiques. Ce que celles-ci me reprochent, et elles l'avouent dans leurs sites, c'est avant tout de montrer, dans divers travaux, publiés, eux, tel Le Vatican, l'Europe et le Reich, que les mouvements "autonomistes" ukrainiens dépendaient financièrement de Berlin bien avant la Deuxième Guerre mondiale, qu'ils ont contribué à l’extermination des juifs et des Russes d’URSS (Raul Hilberg l'a exposé avant moi et plus longuement) et que Szepticky, évêque de Lemberg (autrichienne) puis Lwow (polonaise), a été le soutien de la stratégie autrichienne puis allemande en et contre la Russie, tsariste puis bolchevique, depuis les premières années du XXe siècle, sous l'égide du Vatican. Qu'il ait béni la division nazie "Galicia", et que les « autonomistes » ukrainiens aient participé en masse aux massacres de juifs et de Russes aux côtés de l'occupant allemand sont des affirmations qui rendent les associations "ukrainiennes" hystériques. Elles reposent sur des faits établis. »


Selon Stéphane Courtois, coordinateur du Livre noir du communisme : « Mme Lacroix-Riz ignore les témoignages de base (…) elle ne tient aucun compte des règles de travail élémentaires de l'historien (…) À aucun moment elle ne s'interroge (…) De surcroît, Mme Lacroix-Riz ignore tout autant les nombreux travaux tirés des archives soviétiques synthétisés par Nicolas Werth (…) elle ignore tout autant les nombreux ouvrages en anglais ».
René Rémond, coordinateur de L'Histoire de la France religieuse dit « elle en est restée à la problématique politique de la Guerre froide. Elle continue à évoluer dans une perspective manichéenne, où un camp représente le bien, la liberté, la paix, c’est celui de Moscou ; et l'autre, qui est le contraire, l'empire du Mal (…)».


Depuis les années 2000, Annie Lacroix-Riz analyse les relations entre le Vatican, l'Allemagne hitlérienne et l'Italie fasciste pendant les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, puis à l'avenir de dignitaires nazis et oustachis dans les démocraties occidentales.

Le plan Marshall
Elle publie un livre consacré à la genèse et à l'adoption du plan Marshall, dont Fritz Stern considère qu'il s'agit d'une« analyse tendancieuse des relations franco-américaines de la Libération au plan Marshall », « réduisant les nations européennes à l'équivalent de républiques bananières ».

Le rôle du Vatican dans les relations internationales
En 1994, dans son livre, «Le Vatican, l'Europe et le Reich De la Première Guerre mondiale à la guerre froide», selon Jean-Marie Donégani, elle soutient que l'antibolchevisme de la Curie ne rend pas compte d'une stratégie vaticane dictée par des considérations avant tout territoriales et qui s'est largement confondue avec celle du Reich : promotion du germanisme contre le slavisme à l'Est et contre divers adversaires à l'Ouest. Précisant que « toute histoire religieuse à vision cléricale » est exclue de son livre, Annie Lacroix-Riz y affirme que Pie XII « partageait avec ses intimes allemands une haine viscérale contre les juifs toujours assimilés au judéo-bolchévisme ». Elle ajoute, dans une tribune du Monde du 26 février 2002 intitulée « Le pape de Hitler », Annie Lacroix-Riz qu'avec l'appui de Pie XII, « l'Église s'engagea activement à l'est de l'Europe dans l'extermination ».


Thèse sur le complot synarchiste
Dans « Le choix de la Défaite », Armand Colin, 2010, Annie Lacroix-Riz alimente la théorie du complot synarchiste en s'appuyant sur le «rapport Chavin», écrit par Henri Chavin, un fonctionnaire vichyste, en juin 1941, pour démasquer un complot synarchiste. Elle s'appuie également sur un article de Jean Mamy, collaborateur notoire, paru dans L'appel du 21 août 1941, hebdomadaire de la Ligue Française de Pierre Constantini, autre collaborateur notoire, fondateur de la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme ou LVF qui s'intitulait : Complot dans l'État ? Une association mystérieuse de polytechniciens, d'inspecteurs des finances et de financiers s'est constituée depuis dix ans en France pour prendre le pouvoir.
L'historien Robert Paxton reconnaît des qualités au travail d'Annie Lacroix-Riz sur la collaboration industrielle entre la France et le Reich, mais il déplore la faible diversité des sources utilisées et des secteurs économiques étudiés, et regrette qu'elle soit « attirée par la thèse du complot », en l'occurrence celui de la Synarchie.
Pour Olivier Dard, auteur d'un ouvrage de référence, La Synarchie, le Mythe du complot permanent, les travaux d'Annie Lacroix-Riz sur le sujet relèvent d'un discours anti-capitaliste d'extrême gauche qui instruit à travers la synarchie le procès traditionnel du « grand capital » et des élites. Il conclut que « l'intention d'Annie Lacroix-Riz est d'historiciser cette affaire à des fins idéologiques en reprenant nombre d'accusations déjà portées en leur temps par le parti communiste […] Son usage des sources est celui d'une instruction exclusivement à charge dont la conclusion est écrite à l'avance par des postulats idéologiques clairement énoncés. »


Militantisme politique
Annie Lacroix-Riz milite au Pôle de renaissance communiste en France (PRCF).
Dans L'histoire contemporaine sous influence, elle critique certaines pratiques de l'histoire contemporaine et dénonce notamment le financement des travaux de certains historiens par des entreprises. Situation qui, selon elle, n'est pas sans incidence sur leur indépendance.
En 2005, elle participe à la conférence Axis for Peace organisée par le Réseau Voltaire.

Journalisme
Elle collabore ponctuellement au Monde diplomatique.


Bibliographie succincte

Le Vatican, l'Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre Froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, coll. « Références » Histoire, 1996, 540 p., puis édition complétée et révisée, 2010, 720 p.
  
Industriels et banquiers français sous l'Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, Armand Colin, coll. « Références » Histoire, 1999, 661 p. puis 2007.

L'Histoire contemporaine sous influence, Paris, Le Temps des cerises, 2004, 145 p., puis, 2e édition (1er, 120 p.), 2010. 

Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2006, 671 p., réimprimé en 2007 et 2008, puis, nouvelle édition complétée et révisée, 2010, 679 p.

L'intégration européenne de la France : La tutelle de l'Allemagne et des États-Unis, Paris, Pantin, Le Temps des cerises, 2007, 108 p.

De Munich à Vichy : L'assassinat de la Troisième République (1938-1940), Paris, Armand Colin, 2008, 408 p.

L’Histoire contemporaine toujours sous influence, Pantin, France, Éditions Le Temps des cerises, 2012, 263 p.


Vocabulaire

Le terme synarchie désigne deux réalités qui semblent différentes :
D'une part, dans son sens courant, une société politique secrète, réelle ou supposée, évoquée en France dans les années 1930-1940, qui serait liée à l'émergence du mouvement technocratique ;
D'autre part, dans un sens moins connu, une forme théorique de gouvernement proposée par le Français Joseph Alexandre Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909), qui écrivit à la fin du XIXe siècle plusieurs livres exposant la théorie de la Synarchie. Il avait l'espoir de voir la Synarchie se réaliser comme une organisation européenne capable d'empêcher les guerres du XXe siècle qu’il pressentait et comme organisation intérieure de chaque nation européenne, de la France en particulier. Aucun de ces espoirs ne se réalisa, mais certains estiment que ses théories conservent une validité.

Étymologie
Le plus ancien usage connu du mot synarchie est attribué à Thomas Stackhouse (1677-1752), un homme de clergé anglais, dans New History of the Holy Bible from the Beginning of the World to the Establishment of Christianity.

La Synarchie est une forme de gouvernement exposée par Saint-Yves d'Alveydre dans ses ouvrages, notamment La France vraie (1887)1.


Le terme de Synarchie a été beaucoup utilisé à la fin des années 1930 et surtout au début des années 1940, pour évoquer un complot, réel ou supposé, cherchant à imposer à la France un gouvernement technocratique.

Les archives intérieures françaises pour la décennie trente n'ont été ouvertes qu'à partir de 1999, et ont conduit les historiens de l'après-guerre à une grande circonspection face à cette thèse.
Il faut cependant noter que dans son ouvrage "Le choix de la défaite", l'historienne Annie Lacroix-Riz redonne une certaine audience à cette thèse. Pour ce faire elle s'appuie sur de nombreuses archives qui sont aujourd'hui accessibles.


Avis de la Fnac : Le choix de la défaite
Ça fait du bien de lire un travail universitaire aussi sérieux. En plus d’être hyper documenté, il est de surcroît très bien écrit. Son sous-titre est un peu plus juste, me semble-t-il, que le titre, car il s’agit bien pour cette historienne, professeur à Toulouse (qui avait déjà travaillé sur les financiers sous l’Occupation), de montrer comment les principaux banquiers, industriels et certains politiques pensaient, jusque dans leurs actes, que le régime républicain n’était pas bon pour la France. Et comment cette élite, les Michelin, Taittinger, la banque Worms, portée par une idéologie très « maurassienne » avait finalement préparé le terrain au Maréchal. D’ailleurs, je n’ai pu m’empêcher de penser que la suite de ce livre pourrait être celui de Gérard Boulanger. Son titre était : À mort la Gueuse ! : Comment Pétain liquida la République à Bordeaux, 15, 16 et 17 juin 1940 ».
Epok, l'Hebdo de la Fnac.

  

En résumé : Le choix de la défaite

Quelles sont les causes de la Défaite de 1940 ? Le grand historien Marc Bloch écrivait en avril 1944 : « Le jour viendra [?] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés. »
Annie Lacroix-Riz analyse l’histoire des années 1930 pour éclairer les causes de la défaite de 1940. Selon elle, les Français n’ont pas été simplement vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible ; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de « réforme de l’État » copié sur les voisins fascistes et à son obsession d’accord avec le Reich. Cette affirmation incroyable paraît moins audacieuse à la lecture des archives, françaises et étrangères, relatives à une décennie d’actions des élites : militaires ; politiciens ; journalistes ; hommes d’affaires surtout, qui régnaient sur tous les autres, avec à leur tête la Banque de France et le Comité des Forges.
L’autonomie des politiciens ou des journalistes relève ainsi du mythe, celle des militaires aussi. C’est bien la France des grands intérêts économiques et financiers qui dicta le choix de l’Allemagne comme partenaire privilégié dès les années 1920 et sabota l’alliance russe de revers qui avait évité la défaite en 1914. Aujourd'hui, l’accès aux archives éclaire les causes intérieures et extérieures de la Défaite et permet « l’instruction du procès de la vaste entreprise de trahison » que réclamait Marc Bloch.

La présente édition de l’ouvrage a été systématiquement revue et complétée à la lumière des nombreux fonds d’archives, ouvrages et articles consultés depuis 2006.




Compte-rendu de la conférence


Le moment des présentations
(Dominique Aubert, directeur de l'Auberge de jeunesse, et
Marie-Hélène Lasserre, du Café repaire).




Au moins depuis Michelet on pouvait être convaincu que les archives constituent  le socle incontournable de tout travail d’historien, à charge ensuite pour les auteurs de les vivifier ou de les éclairer par un souffle, un point de vue, une mise en perspective qui les animent et les particularisent. Eh bien il semblerait qu’il n’en soit rien, et que bien des historiens bien en place, surtout médiatiquement, s’en affranchissent allègrement, voire leur tournent le dos délibérément car trop dérangeantes pour leurs thèses. Ce n’est déjà pas rassurant. Mais attendez la suite.
Vous croyiez en effet de bonne foi, depuis la loi du 22 juillet 1913 qui rend obligatoire et protège le vote secret avec ces enveloppes aujourd’hui si familières, que vous étiez en démocratie. Eh bien Annie Lacroix-Riz n’aura aucune pitié pour vos illusions : Comment appeler démocratique une société dans laquelle une poignée de personnes gagne en une heure ce que des milliers d’autres ne gagneront jamais dans toute leur vie ? Imparable. Vous vous souvenez alors qu’au fond vous le saviez, que des prix Nobel d’économie moins alignés que les autres au service de la pensée unique des puissants vous l’ont déjà dit : On n’est pas sous le régime d’un homme une voix, mais bien sous celui d’un dollar une voix.





Et ce n’est pas la première branche sur laquelle on pouvait se croire confortablement assis qui sera d’un seul coup tranchée sans ménagement. La décroissance, l’écologie, la préservation à tout prix des ressources énergétiques limitées de la planète ? Rien d’autre que le retour du programme du malthusianisme des années 30. Et ce n’est qu’un début. Le pire reste à venir, et en plus tout ne pourra pas être dit, faute de temps, et cela bien que l’heure butoir des 21 h eût été largement dépassée, puisqu’ une heure après on avait encore des choses à dire.
Et pourtant a priori la conférencière n’a rien d’une bûcheronne. Pour le physique et la tenue, c’est une évidence. Pour le tempérament, nullement belliqueux, elle le dit elle-même, prévenant une éventuelle objection : Je ne combats - quand on accepte, ce qui n’est pas si souvent le cas -, qu’au moyen d’arguments étayés par la fréquentation assidue des archives.

Moments choisis.



Un site d’entrée est mentionné , « La faute à Diderot » : http://www.lafauteadiderot.net/
qui fait référence à l'actualité du moment, le débarquement de Normandie.




On accepte de dire qu’il y eut des fascismes, mais à condition naturellement de les voir partir de la gauche. On nie les fascismes de droite, ou on les cache sous des euphémismes : nouvelle mode, parler de « républicains (un peu) musclés ».

1802. Date importante : création napoléonienne de la Banque de France. C’est là depuis qu’est le vrai gouvernement de cette dictature qu’est devenue la France.

L’histoire, c’est utile, ça enlève les illusions.

Vous avez remarqué : On n’est jamais sains financièrement. Il est impératif de toujours assainir les finances.

A lire :
Lénine, L’impérialisme stade suprême du capitalisme.

L’imposture des emprunts russes. Ils ne valaient rien, et on a fait croire que c’est la révolution du 1917 qui a fait perdre leur argent aux détenteurs français : bouc émissaire utile et tout trouvé.

Synarques, groupe d’un très petit nombre à l’origine : 12, dont 11 qui ont laissé une trace dans les archives.

La désinformation sur les réparations de guerres exorbitantes qu’aurait payé l’Allemagne : en réalité n’en a payé que 13%, et encore avec des montages financiers qui gomment cette dette. Simple alibi (un de plus) pour un but qui lui est permanent : faire payer les peuples pour que les profits d’une très petite minorité puissent se maintenir et même s’accroître.

Le Plan Young pour la liquidation des réparations : embryon du FMI actuel. Pressurer au maximum, mais sauver juste avant que ça craque, ce qui serait préjudiciable : façon pour le débiteur d’avoir un pouvoir, parfois énorme. En fait, il s’est agi de gérer la dette privée allemande (pas les réparations).

Hitler : produit des médias contrôlés eux mêmes à plus de la moitié par le grand capital.
Ce n’est pas une affaire purement allemande, nationale, mais bien un choix collectif, mondial.
Il n’en va pas autrement pour la montée actuelle des extrêmes droites et du Front national en France.

Evidemment ne pas les croire quand ils prétendent ne pas faire de politique. Ils ne font que cela à chaque instant. [On pourrait dire autrement : Ils ne font pas de politique, ils font la politique].

Ce qu’on appelle le modèle rhénan, prétendu modèle social protecteur : encore une imposture.

Tous pourris ? N’excluons pas les exceptions toujours possibles, mais tous achetés, en tout cas, pour ce qui est de ceux qui comptent quand il s’agit de décider.

Caillou dans la chaussure : ce « crétin » de peuple français qui refuse de se laisser avoir comme les autres. S’obstine à voter à gauche au mauvais moment. Retarde le processus, comme au moment du Front populaire. D’ailleurs accusé, évidemment faussement, d’être responsable de la guerre et de la défaite qui suit. Alors que tout cela était programmé et décidé largement en amont, depuis 1924.

Référence à connaître :
Marc Bloch, L’étrange défaite.
Notable, mais historien compétent, honnête et lucide.
Prend conscience de la capitulation programmée dès 1940.

Le synarque François Le Hideux. Successeur de Pierre Pucheu, décoré de la Francisque.

Etat-major truffé de cagoulards, traîtres au sens précis du terme.

Après Munich, la mobilisation générale. Autre imposture, pour calmer un peu les populations (surtout frontalières de l’Est). On précise bien en sous-main que ce n’est qu’une comédie.

La guerre comme moyen de contenir la classe ouvrière.

L’enseignement historique massacré. Or – je prêche pour ma paroisse – il est fondamental pour comprendre la situation dans laquelle on se trouve. [Des priorités ? On peut en dire autant du français, nécessaire pour la bonne lecture, au sens de compréhension, des textes historiques, et des mathématiques, dont le raisonnement logique est irremplaçable pour en tirer des conclusions solides.]

But de ces conférences : rappeler la nécessité de faire circuler l’objet historique, inciter chacun à le faire par tous les moyens à sa disposition. Première forme de résistance.

Référence :
André Géraud (pseudonyme : Pertinax), Les fossoyeurs, défaite militaire de la France, armistice, contre-révolution, New-York, 1943.
Bien que politiquement à droite, ennemi de tous les régimes fascistes.

Ne soyons pas des « complotistes » (qui voient des complots partout), certes, mais sachons voir les complots quand il y en a, et quand des sources indiscutables prouvent leur existence.

Lecture d’un document daté du 25 juin 1931. Charge (déjà !) contre ces maux intolérables que seraient l’Etat providence, la disparition du travail, la fin des ressources en charbon et en pétrole,… Les plus vilipendés : les salaires (excessifs), la crise (permanente).

Les crises. De 1873 à 1914. La première guerre mondiale ne suffit pas malgré son ampleur.
1920-21 : crise terrible. Débouche sur 45.

La révolution redoutée par les dirigeants occultes : elle rend leur guerre impossible.

Wendel est le roi de France des années 20.

Le pouvoir du peuple est incompatible avec le pouvoir de ces gens. Depuis 89, il n’existe plus de vraie possibilité d’alternance, de passage au pouvoir d’une classe à une autre.
Faire de l’histoire, c’est se rendre compte de ce caractère incompatible.

Nos journalistes jouent le rôle du curé sous l’Ancien régime. [Thème des Chiens de garde].

Si le profit est le souverain, le salaire ne peut pas l’être.

Une vidéo pour ce passage de la conférence :
« L’histoire et les historiens sous influence. »
L’enseignement de l’histoire a été perverti. [Si encore il n’y avait que lui… On pense aux décrets Fortoul sous Napoléon III qui séparent l’enseignement des sciences et l’enseignement des lettres pour rendre moins efficaces les contestations sociales. (Anatole France, La Vie en fleur, chapitre « La bifurcation »].
L’histoire rejoint récemment les disciplines traditionnellement laquais de la bourgeoisie (le droit, les « sciences » économiques).
Dans la situation d’abrutissement organisé, l’histoire est une arme populaire.

Les scandales modernes : proposer un contrat de chercheur pour 800 euros nets par mois.

Le fascisme, c’est eux.
(Les affaires de l’UMP)
Ce qui est neuf, c’est qu’ils disent qu’ils sont pourris. S’ils le disent, c’est qu’ils les lâchent.

La montée du FN actuel sur le même schéma que celles de Mussolini et d’Hitler.

Himmler et Hitler ont été gavés. Et ce ne sont pas non plus « les gens perdus et égarés » qui ont seuls et comme par hasard trouvé le FN. Il est choisi.
La propagande est souveraine. Thème chomskyen, malgré la tendance de ce dernier (Noam Chomsky) à aller parfois sur des terrains qu’il maîtrise mal.

Mitterrand proche des cagoulards. Membre des ligues. Pas un hasard s’il relance l’extrême droite en France.

La guerre n’a pas connu de transition en ce qui concerne les groupes de gens au pouvoir. Voir les ministres de De Gaulle. Un cas typique : Couve de Murville.

Les gens qui sont déçus par le gouvernement socialiste ne connaissent pas l’histoire, sinon ils sauraient que c’est toujours comme ça que ça se passe.


depuis 1802 jusqu’aux caisses noires patronales qui viennent de défrayer la chronique et dont les « intéressés » (mot juste !) disent qu’elles servent à mettre de l’huile dans les rouages syndicaux.

Les vrais gouvernements : Banque de France, Banque Worms, Comité des Forges. Schneider, Wendel,…


Le site d'Annie Lacroix-Riz :



Pour le journaliste local, l'exercice du compte-rendu tenait forcément du numéro d'équilibriste. Historien lui-même, il s'en sort avec tous les honneurs.








Concordance des temps


« L’étrange défaite » de 1870-71.



Bismarck dominant Jules Favre et Adolphe Thiers. Déjà la mise en scène historiographique confrontée aux archives.


Contrepoint cinématographique


Affinités aristocratiques, ou l’alliance des « de » :


Pierre Fresnay (capitaine de Boëldieu) et 
Erich von Stroheim (capitaine puis commandant von Rauffenstein)



Entre les deux, l’ouvrier (lieutenant) Maréchal (Jean Gabin)


La grande illusion, Jean Renoir (1937)

Plusieurs interprétations du titre. L’une d’elles : croire que les frontières séparent davantage les hommes que les classes sociales.


Le message suivant émane de notre adhérente Annie, du Mouvement pour la Paix (Actu juin 2014). En  raison de la dernière phrase de sa communication, nous la plaçons également ici. 


  
Le film "les jours heureux" de Gilles Perret 
à 19h dimanche 8 juin au cinéma de la Maison de la Culture à Bourges suivi d'un débat en présence de Guy Krivopissko, conservateur du Musée de la Résistance Nationale et peut-être du réalisateur.
Le titre du film est le nom du programme rédigé par le Conseil National de la Résistance entre mai 1943 et mars 1944. Les mesures prévues dans ce programme sont destinées à "instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre plus juste" et aussi "l'établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple" . Et ce programme appliqué à la Libération a constitué la naissance du modèle social français avec la mise en place de la sécurité sociale, du système de retraites par répartition, des services publics, des comités d'entreprise, des avancées en matière d'éducation, de culture, de loisirs, de santé...Pour nous qui disons qu' un monde de justice et de paix est possible en s'en donnant les moyens (les 8 domaines d'action de la culture de la paix et de la non violence) c'est une magnifique leçon donnée par ces hommes, représentants des principaux partis politiques, des différents courants de la résistance et des syndicats. Il n'y avait aucun représentant du patronat ( les patrons ayant choisi de collaborer avec les nazis).
Bon week-end de Pentecôte,

Annie





dimanche 20 avril 2014

Transition Promesse


(Précisions dans l'article du 1er avril)















          C'est les vacances, et il n'y a pas de séance Ciné-Rencontres avec débat pendant cette période. Mais Ciné-Rencontres est néanmoins présent avec ses films demandés et soutenus. Parmi ceux-ci (voir la page du programme MARS-AVRIL-MAI), on fera tout naturellement ici un sort particulier au dernier Leconte, étant donné les liens privilégiés entre ce réalisateur et notre Ciné Lumière.



UNE PROMESSE
Film de Patrice Leconte avec Rebecca Hall, Alan Rickman, Richard Madden.
D'après Stefan Zweig, «Le voyage dans le passé». (France Belgique, 2014 - vostf et vf - 1h38)





LA COUR DE BABEL


(Précisions dans l'article du 1er avril)

Nous sommes 17...
... dépassons la vingtaine!









32e séance avec débat








LA COUR DE BABEL

Film documentaire de Julie Bertuccelli. (2013 - 1h30)

Soutien ACC (voir site ACC dans la liste des sites associés à notre blog).







dimanche 13 avril 2014

Vous allez voir Babel


(Précisions dans l'article du 1er avril)

N'oubliez pas...









32e séance avec débat


Dans la Bible, l'épisode de la tour de Babel suit immédiatement l'histoire de Noé. Par un curieux hasard, il en est exactement de même dans notre programmation. 






LA COUR DE BABEL

Film documentaire de Julie Bertuccelli. (2013 - 1h30)

Soutien ACC (voir site ACC dans la liste des sites associés à notre blog).







Ils viennent d’arriver en France. Ils sont Irlandais, Serbes, Brésiliens, Tunisiens, Chinois ou Sénégalais... Pendant un an, Julie Bertuccelli a filmé les échanges, les conflits et les joies de ce groupe de collégiens âgés de 11 à 15 ans, réunis dans une même classe d’accueil...
Un regard vivifiant, sans ombre ni faux-semblants sur une France plurielle dans le microcosme d'une salle de classe. Une pépite à partager sans tarder.

DU JEUDI 17 AU LUNDI 21 AVRIL
+ CINÉ-DÉBAT VENDREDI 18 AVRIL à 20h30



      Nous avons déjà passé de nombreux films sur l'école dans le cadre de nos débats. Ce n'est pas un hasard si les trois premiers films cités dans l'article suivant ont fait l'objet en leur temps de séances Ciné-Rencontres.




http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/la-cour-de-babel.html


L’ÉCOLE POUR TOUS
, par Carole Milleliri

La Cour de Babel

réalisé par Julie Bertuccelli

La classe, ce microcosme rempli d’individus hétéroclites, ce vivier de personnalités en gestation, ce lieu de protection, de violence, de vie, de partage… À la fois espace matériel (la salle) et symbolique (le groupe), la classe ne cesse de passionner toujours plus les cinéastes pour ses ressources dramatiques et scéniques. Du documentaire à la fiction, de Être et avoir à Entre les murs en passant par Monsieur Lazhar, le cinéma aime regarder la classe dans toutes ces configurations possibles, comme une entité à la fois repliées sur elle-même et symptomatique d’un certain état du monde. Dans La Cour de Babel, Julie Bertuccelli explore bien cette dialectique, en s’attachant aux particularités d’un ensemble singulier : la classe d’accueil d’un collège parisien, par laquelle transitent des élèves arrivés des quatre coins du monde.

Un monde moins ordinaire

On ne retrouve pas ici les qualités esthétiques de son cinéma de fiction (Depuis qu’Otar est parti, L’Arbre), mais on reconnaît son attention inflexible pour les sujets qu’elle filme. Sa caméra, qu’elle manipule elle-même pour minimiser le dispositif de tournage, s’attache à l’humain et saisit les émotions au fil de leur affleurement. Les visages, les regards, les gesticulations, les soupirs importent plus que la qualité plastique de l’image dans La Cour de Babel. La réalisatrice, rompue au documentaire, a suivi les élèves de Brigitte Cervoni pendant un an : sa proximité avec son sujet et son intimité avec les individus filmés sont donc inévitables. De cette absence de distance, le film fait pourtant une force, en demeurant presque tout le temps entre les quatre murs de la salle de classe, où le passage des mois n’est sensible que dans la façon dont les élèves s’expriment. De nouveaux mots dans leur vocabulaire, des accents plus intelligibles, une capacité croissante à verbaliser viennent suggérer le fil des saisons. Pour saisir la complexité de ces adolescents, la caméra virevolte, capte les visages en gros plans, élargit pour espionner les complicités naissantes… Ça fuse parfois dans tous les sens, suivant l’énergie d’une classe soudée mais en mal de reconnaissance, dans un établissement où ces élèves étrangers sont ramenés en permanence à leur altérité par leur rassemblement. Mais on rit, on s’esclaffe, on s’exprime, on s’insurge dans ce petit bout d’école de la république. Le montage tempère aussi des moments de calme, comme les rencontres parents-professeur où la complexité de ces élèves emportés, tantôt colériques, tantôt renfermés, est dévoilée avec pudeur. Les situations familiales et sociales variées font la richesse de cette classe hétéroclite, constituée de types d’individus qui ne seraient jamais rencontrés dans leurs pays d’origine.
Sans jamais être édifiant, La Cour de Babel affirme une sensibilité saine dans le portrait d’adolescents attachants et graves, confrontés non seulement à un âge d’incertitude, mais aussi à des problématiques identitaires complexes. La mixité sociale et ethnique du groupe est montrée comme une partie intégrante de la pédagogique de l’enseignante, figure à la fois autoritaire et éminemment maternelle. La poignante scène d’adieux, forcément lacrymogène, tire malheureusement le film vers une sentimentalité dont il sait pourtant faire l’économie.



Géorgie, 2003.

Australie, 2010.



Hasard et coïncidence

Actualité du moment…



Les enseignants ont une image très contrastée de leur métier

LE JEUDI 10 AVRIL 2014 À 06:00 mis à jour à 09:50



EXCLUSIF | France Info vous révèle les résultats surprenants d'un sondage Opinion Way réalisé pour l'association de parents d'élèves de l'enseignement libre (Apel) et l'enseignement catholique. Ce sondage a été réalisé auprès des enseignants du public et du privé. Il montre qu'un enseignant sur trois n'est pas satisfait de son métier et que seuls 40% des profs conseilleraient ce métier à leurs enfants.  Explications...
Pour réaliser ce sondage (voir au bas de la page) - pour l'Association de parents d'élèves de l'enseignement libre (Apel) et l'enseignement catholique - sur le métier d'enseignant, l'institut Opinion Way a décidé de croiser les regards des enseignants, justement, et des parents d'élèves. Avec des résultats souvent convergents.
Concernant l'image du métier, 70 % des parents versent dans le positif, mais sans excès, seulement 10 % s'en font une idée très positive. Du côté des enseignants, ils sont 69 % à être satisfaits de leur métier, mais un tiers, quand même, exprime son insatisfaction. Enseigner garde ainsi une bonne cote, malgré les débats récurrents dans le monde éducatif.

Attractivité et finalité
Chez les parents, ils sont 69 % à déclarer qu'ils conseilleraient le métier d'enseignant à leurs enfants. En premier lieu parce qu'il permet de "concilier vie professionnelle et vie privée". En revanche, seulement quatre enseignants sur dix conseilleraient ce métier à leurs enfants. Constat très dur, quand on s'aperçoit aussi que 80 % des enseignants considèrent le métier comme "mal reconnu socialement et financièrement".

Les deux catégories de sondés divergent également sur leurs attentes. Alors que les parents attendent surtout une transmission des savoirs, les enseignants eux souhaitent transmettre "le goût de l'effort". Et ces derniers aimeraient pouvoir "davantage développer les compétences personnelles de chaque élève".

publié par France_Info.fr






Site ACC
qui présente entre autres un important dossier pédagogique (format pdf)








I/ LA « COUR DE BABEL »
Résumez le film en quelques phrases.
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Que représente l’affiche du film (document 1) ?
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Quelle conclusion tirez-vous de la comparaison avec le tableau de Bruegel, La Tour de Babel (1568) (document 2) ?
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À partir du document 3, répondez aux questions suivantes :
Combien de langues parlaient les Hommes avant la construction de cette tour selon la Bible ? ..........................................................................
Pourquoi les Hommes ont-ils entrepris la construction de cette tour ?
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