dimanche 30 mars 2014

Pré-propositions mars 14




Dans le souci constant de transparence  qui est le nôtre, seule façon de faire participer l’ensemble des adhérents à la vie de l’association, nous ouvrons ici une rubrique « Pré-propositions », pour faire connaître à tous assez longtemps à l’avance et pratiquement dans le temps où elles nous parviennent et où elles sont examinées à notre niveau, les films pour lesquels nous avons été sollicités, et qu’il nous paraît souhaitable de voir figurer dans notre prochaine programmation, alors même que la programmation en cours n’en est encore qu’à ses débuts.

DE TOUTES NOS FORCES

29e séance avec débat

     

DE TOUTES NOS FORCES

Film de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy. (1h30)





Tous les échos possibles et imaginables créent aussitôt des liens parfois étonnants entre nos films. Bien entendu l’enfant poussé par son sportif de père dans son fauteuil roulant rappelle aussitôt les enfants tirant et tractant le jeune Indien dans Sur le chemin de l’école.

Le séquences visant à combattre le préjugé qu’un handicap physique n’est pas nécessairement associé à un handicap mental a fait remonter à la mémoire notre séance sur les maths et l’autisme (le film est cette fois A ciel ouvert), et nous a fait dire  par exemple que Stephen Hawking n’est pas dans la même situation que John Nash. On pourra si on le souhaite se reporter à ce qui a été ajouté à cette occasion dans l’article COMMENT... MATHS (3), du 23 février 2014.

Mais rappelons au moins ces séquences qui sont bien restées dans la mémoire de tous les spectateurs, notamment celle du restaurant où l’on considère comme évident qu’il faudra prévoir un repas adapté, et celle de la rue, où la cliente du salon de coiffure de la mère dit, tout haut et comme sans penser à mal, qu’"il n’a pas toute sa tête". Réponse venue du fauteuil : un simple doigt d’honneur qui montre que la compréhension n’a pas fait défaut.





L’intérêt de ce blog est d’être une construction collective, et les ajouts se font au gré des rencontres (c’est justement le nom de l’association) ou des mails qui me parviennent. C’est même parfois les deux successivement, et c’est le cas ici avec cette précieuse contribution de Catherine.


J'ai pu retrouver quelques  liens Internet au sujet de cette histoire du père qui court l'Ironman en compagnie de son fils handicapé. J'en avais déjà entendu parler il y a quelques mois, et je savais que c'était inspiré d'une histoire vraie. 
Il s'agit en fait de Dick (le père) et de Rick Hoyt, tous deux originaires du Massachussetts. 
Voici un article su eux dans Wikipedia (en anglais) 



Et sur YouTube, les extraits documentaires ne manquent pas. 
En voici un parmi d'autres (en anglais également) : 




Team Hoyt (l’Equipe Hoyt), c’est le père Dick né en 1940, et le fils Rick né en 1962.


C’est une histoire comme on dit couramment que les Américains les aiment. C’est trop beau pour être vrai. Certes, on est ému par ce qui est avant tout une fable, un beau conte dont on accepte finalement les conventions, même si elles sont invraisemblables. Après tout, ça fait partie de la magie du cinéma. On se dit que monter la côte de la Turbie  (485m de montée, le juge de paix traditionnel de la célèbre classique Paris-Nice) avec cet engin, c’est bien normal qu’on ne puisse pas le voir, même dans la fiction du film où l’on ne montre que les descentes.



Ce bateau qui freine les meilleurs des nageurs, comment peut-il permettre de faire les performances indiquées ? Ces muscles tétanisés qui se remettent miraculeusement – il n’y a pas d’autre mot – à fonctionner pour gagner enfin la ligne d’arrivée, comment peut-on y croire ? Et pourtant c’est à partir de là que le film devient émouvant, et même déchirant. Et la musique redondante qui souligne l’émotion, si maladroite auparavant tellement elle était cousue de fil blanc, d’où vient qu’elle nous transporte littéralement maintenant à l’unisson des deux héros du film ? On peut contester le début, ne pas y adhérer, mais on peut difficilement nier que cette scène-là est une véritable scène d’anthologie. 
J’ai été voir les vidéos. C’est hallucinant. On ne songe plus du tout  après cela à s’interroger sur la réalité des temps effectués, ni si les développements du vélo permettraient simplement de se maintenir en équilibre en côte.





Voici quelques phrases glanées dans les vidéos (si John les regarde, il pourra évidemment corriger mes possibles erreurs de traduction) :

J’avais quarante ans, je n’étais pas un coureur.

 I just love my family.

Yes you can (la devise du Team Hoyt, sur le T-shirt).

Everything is possible.

La présentatrice télé : Vous êtes plus qu’un père, vous êtes un héros pour beaucoup de personnes.

Obama (citant les Hoyt après l’attentat de Boston qui les a empêchés de franchir la ligne) : On ne peut pas laisser quelque chose comme ça nous arrêter.

(Auto présentation lors de l’hommage à la télévision) : A couple of stubborn guys.

Le père (parlant des handicapés) : They are people too.

Le père (parlant de son fils) :Il communique par l’intermédiaire d’un ordinateur.

Ils ont leur monument en bronze à Boston.


Rick est diplômé de l’Université de Boston. 

Commentaire en off : Ils n’ont jamais terminé derniers dans une course.

Le père (parlant de l’inscription à l’arrière du fauteuil roulant) : He called himself « Free bird ».

Le père : J’ai acheté une maison près de l’eau pour pouvoir nager et la première fois que je me suis mis à l’eau j’ai coulé.



Le père (très américain aussi, en tout cas vu de France, la belle histoire de l’exemple positif, de la rédemption, de la résilience) : Une jeune femme droguée qui voulait se suicider, après nous avoir vus, s’est mise au triathlon et est devenue clean.





Mais n’est-ce pas aussi un sentiment universel au fond ? Près de nous , depuis le moyen âge, le célèbre grand argentier berruyer du "roi de Bourges" Charles VII, Jacques Cœur, nous a transmis sa devise « A cœur vaillant rien d’impossible. » C’est peut-être ce qui fait qu’on peut si aisément aimer les films d’Howard Hawks - où les "handicapés" sont souvent les héros -  de part et d’autre de l’Atlantique, et au-delà.







jeudi 27 mars 2014

Réunion à l'UP


     Nous relayons cette actualité de l'Université populaire du Pays de Vierzon, qui complète et parfois corrige en l'actualisant notre précédente présentation du programme trimestriel.

>> VOIR SUR CE BLOG  LE TRIMESTRE DE L’UP (3 MARS 2014)







Les membres du bureau se sont retrouvés vendredi 21 mars pour commencer à préparer le programme de la saison prochaine. Un certain nombre d'interventions sont d'ores et déjà en projet, en particulier dans le domaine scientifique. 
Quelques points concernant les activités actuelles de l'UP ont été évoqués, qu'il nous a paru utile de vous rappeler:

>CHANGEMENT
La conférence de Philippe Nottin a finalement été repoussée au vendredi 11 avril 

>
L'atelier cuisine du monde commence le vendredi 4 avril à 17h. Pour cette séance les inscriptions sont terminées, le groupe est complet. Mais si vous souhaitez participer à cet atelier faites le savoir et une autre séance pourra être organisée un autre vendredi en fin d'après-midi.

>
L'atelier poésie rassemble une quinzaine de personnes. Il est lui aussi complet désormais. Les prochaines séances sont le 25/03, le 8/04, le 20/05 et le 10/06 . Ces ateliers auront lieu, dès le 25 Mars, à l'auberge de jeunesse (de 18h30 à 20h30) 

>
– Enfin, concernant les adhésions à l'UP, vos cotisations pour l'année 2014 sont les bienvenues. Vous pouvez nous les faire parvenir par courrier ou en les donnant à un membre du bureau lors d'une intervention. Des cartes d'adhérents sont en préparation. 

>
Cordialement,
Pour le bureau de l'UP, 
Marie-Claude Montégu










Là, je suis partagé. S’il s’agit de moi, j’ai envie de vous dire qu’on n’est pas obligé de tout lire ni de tout entendre de ce que je propose, mais s’il s’agit des organisateurs et de Victor Hugo, j’ai envie de vous inciter à passer si vous avez cette disponibilité.


Bonjour à toutes et à tous,

Voilà déjà le mois d'avril... et comme il commence par un mardi...le 1er avril sera le jour du café repaire...et c'est ...ce mardi!

Le thème en sera

Victor Hugo et la Commune.

    C'est Jean-Marie Favière qui animera cette soirée.
Victor Hugo  est considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et intellectuelle qui a compté dans l’histoire du XIXème siècle.
Pourtant, d’après François Mauriac : « Aucun écrivain, en France, n’est plus inconnu que Victor Hugo. »

Jean-Marie partira de ce paradoxe pour nous présenter Victor Hugo dans son époque et notamment face à l’épisode complexe de la Commune de Paris.

En espérant avoir le  plaisir de vous voir mardi soir à 19h30, à l'Auberge de jeunesse,
Pour le café repaire,
Marie-Hélène Lasserre. 

(Pour plus de convivialité, chacun apporte s’il le peut, un petit quelque chose à boire ou à grignoter et on partage.)







Par ailleurs je viens de recevoir ce courriel, tellement sympathique pour nos activités et tellement synthétique sur tout ce que nous aimons et soutenons à Vierzon et ses environs, que je n'ai pas pu le garder pour moi seul, et que je me suis empressé de vous en faire tous profiter. 




Bonjour Jean Marie


Je suis venue à Ciné rencontres avec Issa Guinéen (réfugié politique qui marchait 15 km par jour pour aller à l'école coranique) voir " Sur le chemin de l'école" magnifique film et il a participé avec son témoignage à ciné débat et nous avons pris ensemble le pot de l'amitié.

Je suis revenue pour  "Comment j'ai détesté les maths". J'ai beaucoup aimé ce film dense mais riche d'informations et j'ai beaucoup apprécié votre excellente analyse du film dans votre blog et votre participation avec John à ciné débat et j'ai beaucoup apprécié votre humour.
Nous n'avons pas pu voir le film "Tel père tel fils" à ciné lumière car ce soir là il y avait un problème technique.

Je viens de lire votre programmation pour 2013- 2014 (excellente) et je vais prendre une adhésion à ciné-rencontres.
Malheureusement le vendredi soir je vais souvent au Restaurant Associatif rue des Ponts chez mon ami M'Boumba qui autour de spécialités "cuisines du monde" associe les contes et les veillées ou toute forme culturelle. On palabre, on discute on écoute avec toujours quelque chose à manger ( c'est bon Hum).
Il y a tellement d'associations intéressantes à Vierzon que le choix devient difficile, et pourtant je suis très cinéphile. 
Les Vierzonnais pensent qu'il ne se passe rien à VIERZON?????
Pour plus d'équité je vais me partager entre ces deux événements culturels.

Je fais partie de l'UP de Vierzon et je suis les conférences autour de "don Quichotte" et j'irais  écouter votre conférence "La Commune en chansons" le jeudi 10 Avril, d'une part car j'aime les chansons ( je chante moi même) et d'autre part  j'aime la Commune. Je me réjouis d'avance de vous rencontrer.



Je fais partie de la compagnie de théâtre "Puzzle centre" et en Décembre 2013 nous avons joué une création collective (6 professionnels et 13 amateurs) au Mac-Nab à Vierzon sur la souffrance actuelle au travail de nos jours que nous allons rejouer en octobre à Bourges au Hublot.

De plus avec l'atelier théâtre, nous jouons une pièce de théâtre "La guerre en temps de paix" (nous l' avons déjà joué au petit théâtre de la Noue à Vierzon en Novembre 2012) sur le Couple universel et nous allons la rejouer  à Neuvy-sur-Barangeon le 22 juin 2014.

Cette pièce est drôle et nous concerne tous et toutes. Qui n'a pas connu le "mal d'amour" et des problèmes de couples.
Pourrais-je vous envoyer des infos  pour que vous puissiez transmettre l'info à vos nombreux adhérents ?

Votre nombre d'adhésion me réjouit et je sais que mon ami Eric le poète en fait partie et nous en parlons souvent ensemble.
Je connais très bien aussi l'association "Berry Latino" et je participe avec eux à des événements ponctuels.
Je connais bien l'auberge de jeunesse et je vais souvent le soir du 24 Décembre et du 31 Décembre leur donner un coup de main comme bénévole.
Je connais bien aussi la médiathèque et je participe de mon mieux à leurs nombreuses activités.
Votre blog est une belle réussite et je vous en félicite et remercie également John pour son bel humour.

Au plaisir de vous revoir et de devenir adhérente.


Maryse Vayssié
















lundi 24 mars 2014

Programme mars avril mai


Pensez à cliquer sur le lien CINE LUMIERE
ici en haut à droite : 
le nouveau programme de la semaine est paru.



Le nouveau programme de Ciné-Rencontres au Ciné Lumière de Vierzon est arrivé!

Beaucoup des films que nous avions demandés sont là !













DE TOUTES NOS FORCES

Film de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy. (1h30)
Comme tous les adolescents, Julien rêve d’aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu’on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves-là sont difficilement réalisables. Pour y parvenir, il va mettre au défi son père pour tenter d’aller au bout d’un incroyable exploit...
Nils Tavernier évite les écueils du pathos et signe un beau film classique, servi par des comédiens absolument formidables. Cette famille attachante nous donne envie de croire en nos rêves de toutes nos forces !
A PARTIR DU MERCREDI 26 MARS
+ CINÉ-DÉBAT VENDREDI 28 MARS à 20h30



IDA
Fim polonais de Pawel Pawlikowski avec Agata Kulesza, Agata Trzebuchowska, Joanna Kulig...(vostf - 2013 - 1h20)
Pologne, 1962. Avant de prononcer ses voeux, une jeune orpheline quitte le couvent où elle a été élevée pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à ses parents durant l’occupation nazie.
Ida, ou une jeune fille à la recherche de ses improbables racines, est un périple bouleversant, entre road trip religieux et reconstruction identitaire.
DU JEUDI 27 MARS AU LUNDI 31 MARS


AIMER, BOIRE ET CHANTER
Comédie d’Alain Resnais avec Sandrine Kiberlain, Sabine Azéma, André Dussollier, Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz... (2013 - 1h48)
Dans la campagne anglaise du Yorkshire, la vie de trois couples est bouleversée pendant quelques mois, du printemps à l’automne, par le comportement énigmatique de leur ami George Riley.
Aimer, boire et chanter marque le dernier chapitre de la filmographie sans faille d' Alain Resnais, disparu il y a quelques semaines. Une fantaisie hantée par l'amour et la mort, que le cinéaste qui portait en lui la vivacité sans fin de la jeunesse, nous sert d'un oeil amusé, mais jamais blasé.
DU MERCREDI 2 AVRIL AU LUNDI 14 AVRIL





SE BATTRE

Documentaire français de Jean-Pierre Duret, Andréa Santana. (2014 - 1h30)
La France compte de plus en plus de travailleurs pauvres. Tourné à Givors, ce documentaire dresse le portrait de ces « invisibles » : rapport au travail, survie au quotidien grâce au Secours populaire, etc. Il y a le combat – au pied de la lettre – d’Eddy, jeune boxeur, et il y a les autres, les précaires permanents, les chercheurs d’emploi chronicisés. Sans pathos, les réalisateurs constatent. C’est effrayant, mais le courage et l’espoir subsistent. Comme le dit un retraité, bénévole d’une association solidaire : « C’est toujours ça de pris sur la bêtise et l’indifférence. »

CINÉ-DÉBAT VENDREDI 4 AVRIL à 20h30







NOÉ

Film d'aventure de Darren Aronofsky avec Russell Crowe, Emma Watson. (2h20)
Adaptation de l’histoire du Déluge et de l’Arche de Noé. Dans un monde rongé par le pêché des hommes, Noé est promis à un destin exceptionnel.  Il s’est vu confier une mission divine : construire une arche pour sauver l’humanité du déluge apocalyptique qui va détruire le monde.
Ciné Débat organisé avec l’équipe d’animation paroissiale...
A PARTIR DU MERCREDI 9 AU LUNDI 21 AVRIL
+ CINÉ-DÉBAT VENDREDI 11 AVRIL à 20h


THE GRAND BUDAPEST HOTEL
Divertissement de Wes Anderson avec F. Murray Abraham, Mathieu Amalric, Willem Dafoe, Ralph Fiennes, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Edward Norton, Jude Law, Bill Murray, Adrien Brody, Owen Wilson. (2013 - vostf - 1h40)
Pendant l'entre-deux guerres, le concierge d'un grand hôtel et son jeune protégé se retrouvent impliqués dans des histoires rocambolesques...
Wes Anderson prend ses quartiers dans le royaume imaginaire du «Grand Budapest Hotel», une vieille ruine enchanteresse que le cinéaste américain va animer de ses doigts de fée pour un tourbillon romanesque...
DU JEUDI 10 AU LUNDI 14 AVRIL


Connaisance du Monde : LONDRES
FIlm et récit sur scéne de Vincent Halleux.
Londres, ville classée parmi les plus dynamiques et influentes du monde.
DIMANCHE 13 AVRIL à 14h30




LA COUR DE BABEL

Film documentaire de Julie Bertuccelli. (2013 - 1h30)
Ils viennent d’arriver en France. Ils sont Irlandais, Serbes, Brésiliens, Tunisiens, Chinois ou Sénégalais... Pendant un an, Julie Bertuccelli a filmé les échanges, les conflits et les joies de ce groupe de collégiens âgés de 11 à 15 ans, réunis dans une même classe d’accueil...
Un regard vivifiant, sans ombre ni faux-semblants sur une France plurielle dans le microcosme d'une salle de classe. Une pépite à partager sans tarder.
DU JEUDI 17 AU LUNDI 21 AVRIL
+ CINÉ-DÉBAT VENDREDI 18 AVRIL à 20h30


UNE PROMESSE
Film de Patrice Leconte avec Rebecca Hall, Alan Rickman, Richard Madden.
D'après Stefan Zweig, «Le voyage dans le passé». (2014 - vostf et vf - 1h38)
Allemagne, 1912. Un jeune diplômé, d’origine modeste, devient le secrétaire particulier d’un homme âgé, patron d’une usine de sidérurgie.
L’épouse du patron est une femme de trente ans, belle et réservée.
Le jeune homme s’éprend d’elle, sans oser révéler ses sentiments...

Le nouveau film de Patrice Leconte, parrain des Ciné Lumière

DU MERCREDI 23 AU LUNDI 28 AVRIL



HER
Film d'anticipation Spike Jonze avec Joaquin Phoenix... (2014 -vostf - 2h06)
Los Angeles, dans un futur proche. Theodore, inconsolable suite à une rupture difficile, fait l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne.
En lançant le système, il fait la connaissance de «Samantha», une voix féminine intelligente, intuitive et drôle. Ils tombent amoureux…
Avec HER, surprenante et oscarisée love story de Spike Jonze, le réalisateur sert un film futuriste mais pas si éloigné de notre réalité...
DU MERCREDI 30 AVRIL AU LUNDI 5 MAI


NEBRASKA
Film américain de Alexander Payne avec Bruce Dern, Will Forte, June Squibb. Prix d’interprétation à Cannes. (2013 - vostf - 1h50)
Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain. Un de ses deux fils se décide finalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit.
Épaulé par son fils, le vieil homme retrace les souvenirs de son enfance.
Humble dans ses ambitions, Nebraska est une petite merveille. Extrêmement drôle, émouvant, entêtant et profondément humain, Alexander Payne livre ici son meilleur film. Un road movie touchant sur le rapport filial...
DU MERCREDI 7 AU LUNDI 12 MAI





NO GAZARAN

Film documentaire de Doris Buttignol, Carole Menduni. (2013 - 1h30)
Il y a trois ans, des milliers de citoyens découvrent que des permis d’exploration de gaz de schiste ont été accordés dans le plus grand secret. Ce déni de démocratie provoque alors une mobilisation sans précédent qui enflamme le sud-Est de la France. Face à la pression du lobby gazier sur le gouvernement, citoyens et élus locaux se préparent à la désobéissance civile. Mais de nouveaux forages démarrent. Cette résistance faite de solidarité, d’imagination et d’intelligence collective sera-t-elle suffisante pour relancer le débat sur la transition énergétique ?

CINÉ-DÉBAT VENDREDI 9 MAI à 20h30





Mercredi 14 Mai à 20h, découvrez au Ciné Lumière
le film d’ouverture du Festival de Cannes 2014 :
GRACE DE MONACO avec Nicole Kidman et Tim Roth






Rejoignez «Ciné Rencontres» !
En adhérant à l’association, bénéficiez de tarifs
réduits (5 euros 50) sur les films indiqués sur ce programme et
sur les ciné-conférences «Connaissance du Monde»
Moins de 14 ans : 4 euros
Avec la carte privilège (50 euros pour 6 mois) : 5 euros.









Association Ciné-Rencontres
      au Ciné Lumière de Vierzon











"Le cinématographe est une avance prise sur le sommeil et le rêve." (Jean Giraudoux). 
Photo Soraya Aliche, Médiathèque de Bellac. 










Vous allez voir Forces




29e séance avec débat


       

DE TOUTES NOS FORCES

Film de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy. (1h30)



Comme tous les adolescents, Julien rêve d’aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu’on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves-là sont difficilement réalisables. Pour y parvenir, il va mettre au défi son père pour tenter d’aller au bout d’un incroyable exploit...
Nils Tavernier évite les écueils du pathos et signe un beau film classique, servi par des comédiens absolument formidables. Cette famille attachante nous donne envie de croire en nos rêves de toutes nos forces !
A PARTIR DU MERCREDI 26 MARS
+ CINÉ-DÉBAT VENDREDI 28 MARS à 20h30


A CIEL OUVERT



28e séance avec débat






A CIEL OUVERT
Film documentaire français de Mariana Otero. (2013 - 1h50)



Un film qui prend le temps de s'élever à hauteur d'enfants et accorde une place privilégiée aux mots et à la parole juste. Mariana Otero confirme son talent de documentariste et sa capacité à s'inscrire au-delà du visible.
Soutien ACC (voir site ACC dans la liste des sites associés à notre blog).

CINÉ-DÉBAT VENDREDI 21 MARS à 20h30




Non, ce n’était pas un film facile a priori, mais le public était bien présent, et il l’a vécu avant tout comme un film attachant.
Ce n’est pas facile de poser le bon regard. Dans la réalité, souvent il se détourne, ce qui est interprété rapidement comme une forme d’égoïsme ou de lâcheté. Parfois il se fait insistant, et on y voit alors un signe de manque de respect, voire de grossièreté et de discrimination.
Or, en l’occurrence, on nous demande expressément de voir avec insistance, et sur un temps évidemment long. Certes, le cinéma est par essence une entreprise de voyeurisme. Mais il en est, on le sait bien, de différentes qualités. Eh bien disons-le tout de suite : autant la caméra par rapport au sujet filmé, que les intervenants par rapport aux enfants, se trouvaient constamment à la bonne distance. Nulle gêne donc, ce qu’on aurait pu craindre, mais au contraire une réelle sympathie, voire une très possible empathie.

Quand on prend du recul (pas si lointain d’ailleurs) dans la dimension historique, on se prend à penser, à une époque où l’on doit déplorer tant de reculs dans tant de domaines, que nous avions sous les yeux une manifestation particulièrement vivifiante de haute civilisation.
La qualité des relations, l’intelligence des intervenants, une constante attention enfin à tout ce qui peut se rapporter à cette valeur suprême qu’est le respect de la dignité de l’être humain, quelle que puisse être sa différence par rapport à ce qu’on appelle la « norme », tout cela éclatait à chacune des séquences du film comme un plaidoyer jamais bavard, mais toujours modeste, délicat, et constamment pertinent.
Trop peut-être, diront certains. Et ils n’auront sans doute pas tout à fait tort. Mais c’est le jeu normal de la fabrication d’un film par une réalisatrice qui assume pleinement son point de vue, et qui maîtrise son montage comme elle l’entend.
On imagine bien qu’il y a dans la vraie vie des ratés, des imperfections, que le recours aux médicaments y est sans doute plus fréquent, que les moments de découragement ou de fatigue existent également. Mais un tel choix serait blâmable si on pouvait douter de la sincérité et de l’honnêteté de ce qu’on a choisi de nous montrer. Ce serait alors de la tromperie, de la manipulation condamnable. Or à aucun moment on n’a des motifs sérieux de douter de l’implication et de la qualité humaine de ce qui nous est montré. Ce condensé de positivité volontariste est alors non seulement acceptable, mais il est véritablement digne d’éloges. Avec ce film, on est un peu dans la même position critique que dans un de nos films précédents, Sur le chemin de l’école. Encore un film qui incite à l’optimisme lucide, celui qui est l’exact opposé du si fréquent et si déplorable optimisme béat.



Une implication visible lors de la présentation et du début du débat a fait deviner dans la salle que deux personnes étaient plus particulièrement impliquées. La confirmation ne tarda pas à venir, et le film d’une certaine façon parlait de leur profession. Elles ont apporté avec disponibilité et compétence leur expertise dans le débat, et les curiosités de chacun ont été largement satisfaites. Rien ne nous paraît avoir été occulté, ni les difficultés, ni les joies devant le moindre progrès de l’enfant. Le film nous présentait un établissement qui ne paraissait pas manquer de moyens. Il n’en est pas de même partout, surtout en dehors des établissements spécialisés où l’on souhaiterait mettre les enfants dans un environnement dit « normal ». Les pédagogues de ces derniers ont pu témoigner que les guillemets ne sont pas usurpés, et John, beaucoup plus que moi par exemple, avait bien des raisons de ne pas être très dépaysé par ce qui était montré sur l’écran. Cette volonté de la part des parents de faire entrer leurs enfants dans le cursus classique est apparu comme légitime, mais pas non plus sans dangers, surtout quand les moyens adaptés n’existaient pas. Les causes ? l’argent bien sûr, mais aussi la volonté politique, des élus comme de la société dans son ensemble.
La questions des dangers en présence d’enfants psychotiques a été soulevée. Pas d’inquiétude pour les professionnelles devant les couteaux (jamais très coupants…), ni les cannes agitées dans les sketchs d’expression collective. Le plus impressionnant a quand même été les sauts débridés arrêtés dans un blocage de dernière seconde juste au bord du canal…

D’autres expertises sont venues s’ajouter aux deux premières que nous avons mentionnées. Une collègue en retraite témoignait de ses souvenirs remontant à quelque trente-cinq années. Elle était surtout sensible à la différence de langage employé lors des réunions de travail, beaucoup moins jargonnant aujourd’hui, plus direct, presque plus familier. Etait-ce dû à l’évolution interne de l’institution ? Elles se sont accordées à penser que c’était surtout le fait d’une évolution de la société dans son ensemble.
Enfin des adhérents bien connus de notre association étaient particulièrement au fait des différents enjeux. Dorine a parlé des écoles Bonneuil ou Deligny, ce qui m’a donné l’envie d’en savoir plus moi-même. Je donne ci-dessous quelques indications qui peuvent en éclairer d’autres que moi. Le thème m’a aussi fait me ressouvenir d’une séance ACV (Action culturelle de Vierzon). Me ressouvenir est d’ailleurs un bien grand mot, ma mémoire n’allant guère au-delà d’un titre : La raison du plus fou. Cette fois, c’est Jean-Pierre qui a fourni avec précision tous les éclairages nécessaires. Là encore, on en trouvera quelques références complémentaires un peu plus loin.
Dès la fin du film, on a regretté dans le même temps avec John de n’avoir pas eu le temps de faire le « job », à savoir contacté des établissements spécialisés locaux qui auraient sûrement été très intéressés par cette soirée et qui ont pu passer à travers de notre information. Mais nos deux intervenantes principales, l’une de Bourges, l’autre de Vierzon, ont heureusement rendu le débat passionnant, au point même qu’il a fallu interrompre des échanges qui auraient pu durer longtemps encore après la fermeture du cinéma ! Entre deux intérêts, le choix fut vite fait, et le pot traditionnel fut sacrifié sans remords aucun.

La raison du plus fou, Daniel Karlin et Tony Lainé.   Éditions sociales, 1977.











Hasard et coïncidence…




Ce soir lundi 24 mars la chaîne de télévision FR3 programme un film sur ce thème.


LE CERVEAU D'HUGO


Docu-fiction écrit et réalisé par Sophie Révil (France, 2012).

Hugo est une énigme vivante. Si vous le croisez dans la rue, vous penserez qu’il est un simple d’esprit. Pourtant, il est d’une intelligence remarquable, c’est même un génie dans son domaine, le piano. Hugo est né avec un handicap étrange et mystérieux : l’autisme.







INTERVIEW DE THOMAS COUMANS


Après un rôle très remarqué dans Comment va la douleur, le comédien bruxellois Thomas Coumans se risque à creuser l’humanité d’Hugo, un jeune homme de 22 ans, autiste de type Asperger.

Que saviez-vous de l’autisme avant d’interpréter Hugo ?
Presque rien. Pour la plupart des gens, l’autisme est une affection très mal connue. « C’est un vrai autiste» est une remarque que j’avais entendue dire pour désigner une personne renfermée, peu sociable. Voilà tout ce que je savais de ce handicap. Mais, en lisant le scénario, j’ai appris énormément. Comme, par exemple, que ça touche beaucoup plus de personnes qu’on ne croit et qu’il y a de nombreuses formes d’autisme. Face à une émotion, les personnes autistes ne sauront pas se dominer, alors que les neurotypiques auront les connexions cérébrales nécessaires pour gérer la situation. Une phrase du film m’a marqué. Elle expliquait que nous ne sommes pas égaux biologiquement face au bonheur. Sans entrer dans les détails du fonctionnement cérébral, nous ne produisons pas tous les bonnes hormones en quantité  suffisante. Chaque humain a sa manière d’appréhender le monde. Soit sept milliards de visions différentes, dont celles des personnes autistes…

Vous aviez joué un personnage un peu naïf dans Comment va la douleur
Lors des castings, cette référence a pu influencer le choix de Sophie Révil, j’imagine. Hugo est un peu comme une continuité de Bernard. Mais avec Hugo, je suis allé encore plus loin dans la transformation, dans la recherche d’un comportement singulier et dans de ce que signifie « être humain ».

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour créer Hugo ?
La première était le piano ! Je n’en avais jamais joué avant et même si je fais semblant dans le film, il a fallu que je répète le placement des mains. Ce n’est pas du tout évident. Pour composer le personnage, j’ai visionné des témoignages de personnes autistes.
Puis, j’ai essayé de créer Hugo par moi-même. La difficulté consistait surtout à trouver le juste équilibre entre l’étrangeté, le décalage exprimé par le corps et une certaine normalité. Il ne s’agissait pas de faire le « neuneu », le débile, mais de traduire la subtilité de l’autisme qui peut avoir l’apparence d’une psychose ou de la folie, mais n’en est pas une. La plupart des personnes autistes sont intelligentes et parlent normalement, mais peuvent aussi tout d’un coup changer de comportement : une tête un peu trop penchée ou une manière de regarder particulière. J’ai travaillé ces attitudes dans mon jeu, accentuées au maquillage par un grain de beauté ici, des cernes là, des marques de lunettes sur le nez…

Qu’est-ce qui vous a aidé ?
Les trois grandes références cinématographiques – Leonardo DiCaprio dans Gilbert Grape, Geoffrey Rush le pianiste excentrique dans Shine et bien sûr Dustin Hoffman dans Rain Man – nous ont permis avec Sophie Révil de trouver une base et un langage de travail communs. Mais le vrai déclic s’est produit grâce à la rencontre de trois témoins autistes du film qui m’ont offert de passer une journée avec eux et de les observer. J’ai saisi leur réalité. En même temps, Hugo, c’est moi aussi, ou tout ce qu’il fait résonner en moi.

Vous sentiez-vous porteur d’un message ?
Plus exactement responsable par rapport aux témoins. Je devais être juste pour ne pas les décevoir. Ce personnage représente une réalité difficile pour beaucoup de monde. Je ne pouvais pas seulement prendre du plaisir à jouer en tant qu’acteur, mon investissement allait plus loin que ça.
(France2.fr)



Autre actualité du moment, cette fois du soir même de la projection :

A Toulouse, une mère dénonce du haut d'une grue le sort des autistes
Le Monde.fr avec AFP | 21.03.2014 à 12h11

Une femme de 39 ans, mère d'un enfant autiste de 8 ans, est montée vers 4 heures du matin en haut d'une imposante grue de chantier dans le centre-ville et a déployé à côté du poste de commande une banderole sur laquelle était écrite :« Autisme, arrêtez le carnage ». Les force de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité et tentaient de convaincre la jeune mère de descendre, en vain.

« Partout dans le monde, à part en France et en Argentine, on pratique la prise en charge éducative ABA [« Applied Behaviour Analysis »  – Analyse appliquée du comportement]. Ça fait bien progresser les enfants », a expliqué par téléphone Estelle Ast. Selon elle, seulement 2 % des enfants autistes en France sont scolarisés, contre 50 % en Angleterre.
SITUATION PRÉCAIRE DES AUXILIAIRES DE VIE
La mère d'Allan, 8 ans et scolarisé en CE1 à Toulouse, entend égalementdénoncer la situation précaire des auxiliaires de vie scolaire (AVS) en France. « En ce qui me concerne, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est quand j'ai appris il y a deux jours que le contrat de l'auxiliaire de vie scolaire qui accompagne mon fils à l'école allait prendre fin en mai 2014, soit deux mois avant la fin de l'année scolaire », a-t-elle ajouté.

De plus, son enfant est déscolarisé depuis un mois, en raison de contraintes propres au statut des auxiliaires de vie scolaire, a-t-elle ajouté. En août 2013, le gouvernement avait annoncé la mise en place d'un diplôme d'Etat et la titularisation progressive de 28 000 AVS à partir de 2014.








"Et n'oublie pas d'être heureux" : c'est le titre du dernier ouvrage du psychiatre Christophe André qui vient d'être mis en vente. Christophe André, c'est le spécialiste de la "psychologie positive". Il a écrit de nombreux ouvrages sur le bonheur et les façons de l'atteindre. il regorge de précieux conseils que l'on peut appliquer au quotidien dans son travail.



Christophe André est l’un des chefs de file des Thérapies comportementales et cognitives en France, et a été l’un des premiers à y introduire l’usage de la méditation en psychothérapie.
Chargé d’enseignement à l’Université Paris X, ses ouvrages de psychologie destinés au grand public connaissent un grand succès en France et à l’étranger. En 1999, L’estime de soi est traduit en 25 langues.

Il est marié et père de trois filles.

Autoprésentation sur son blog (http://psychoactif.blogspot.fr/)
J’ai beau être psy, je n’ai pas toujours une conscience exhaustive de tout ce qui m’a construit et me motive à m’engager sur telle ou telle voie dans ma vie d’adulte. Même s’il me semble être à peu près au clair avec moi-même, j’ai régulièrement des prises de conscience surprenantes sur ce qui m’a construit.

Par exemple, ma motivation pour la psychologie positive, et mon aversion pour les propos qui critiquent les bonnes intentions, la gentillesse, etc. J’ai pourtant fait mes études de médecine et de psychiatrie à une époque où ce n’était pas du tout « tendance » et où on aimait bien dénigrer les bons sentiments. Je faisais semblant moi aussi, parfois. Mais je me sentais toujours mal là-dedans, et quelque chose en moi me faisait irrémédiablement préférer les gentils, et les trouver non pas plus niais mais plus intelligents que les malotrus égoïstes.

Et l’autre jour, j’ai compris un bout de cette motivation. C’était dans une librairie, où je suis tombé en arrêt devant un gros bouquin consacré à l’histoire du journal pour enfants, Pif le Chien.







RUE 89

Publication n° 834 du 29 mars 2007
Thèmes : Autisme.
Bonneuil : une école pour les autistes pas comme les autres

En 1969, deux psychanalystes, Maud Mannoni et Robert Lefort, fondent avec un couple d’éducateurs, Rose-Marie et Yves Guerin, l’École expérimentale de Bonneuil (Val-de-Marne). Ils y accueillent des enfants autistes, psychotiques ou présentant des névroses graves, pour lesquels les familles estimaient qu’il n’existait rien de satisfaisant. Aujourd’hui, une quarantaine d’élèves, âgés de six à vingt-cinq ans, fréquentent ce lieu de vie.
Ce n’est pas une école comme les autres. Un jour, en 1970, alors qu’il répare un vélo avec un élève, un éducateur, le trouvant doué, lui propose de créer un atelier de réparation de vélos au sein de l’école. L’enfant décline la proposition, précisant qu’il préférerait travailler « auprès d’un vrai réparateur de vélos ». Ainsi fut fait. Depuis, les élèves autistes, psychotiques ou présentant des névroses graves qui fréquentent l’École expérimentale de Bonneuil, peuvent travailler à l’extérieur, une à deux fois par semaine, s’ils le souhaitent. Ils sont accueillis dans une petite entreprise pour effectuer une tâche bien précise. L’un change la paille des chevaux dans un haras, un autre étiquette les produits et pèse les légumes secs chez un commerçant… Les élèves s’intègrent ainsi dans une équipe qui travaille et n’a pas forcément le temps de s’occuper d’eux. L’adulte de Bonneuil qui les accompagne effectue la même tâche que le jeune, devenant son collègue durant quelques heures. Il arrive que l’accompagnateur (éducateur ou stagiaire) soit nouveau et que l’élève maîtrise mieux la tâche que lui. Il constate alors que changer de position ne provoque pas forcément un danger. L’École expérimentale de Bonneuil est une institution éclatée , les enfants passent d’un lieu à un autre, de l’école à l’extérieur. Au fil des années, son fonctionnement a été mis en place à partir des désirs et des besoins de l’enfant et de sa famille et des expériences inventées pour y répondre.








Wiki compilation de bonne volonté (par un compilateur sans compétence dans ce domaine).

  
Leo Kanner, né le 13 juin 1894 à Klekotow (aujourd'hui Klekotiv) en Empire austro-hongrois (aujourd'hui en Ukraine) et mort le 4 avril 1981 à Sykesville (Maryland), est un pédopsychiatre connu pour avoir défini le tableau clinique de "l’autisme infantile précoce".











Hans Friedrich Asperger (né le 18 février 1906 à Hausbrunn près de Vienne, mort le 21 octobre 1980 à Vienne) est le pédiatre autrichien qui a donné son nom au Syndrome d'Asperger (prononcé /ˈasˌpɜrgər/).













Bruno Bettelheim (28 août 1903 à Vienne - 13 mars 1990 à Silver SpringMaryland) est un pédagogue et psychologue américain d'origine autrichienne.
Il s'est rendu célèbre par la publication de livres de vulgarisation où il explique les théories pédagogiques et psychothérapiques, mises en œuvre à son École d'orthogénie de l'Université de Chicago qu'il a dirigée pendant trente ans.
Son statut de psychanalyste est sujet à controverse. Il est décrit par certains comme « psychanalyste autodidacte ».
Arrêté par les nazis en mai 1938, il fut déporté dans les camps de concentration de Dachau puis, après les accords de Munich, de Buchenwald. Libéré en mai 1939, il émigra aux États-Unis. Son expérience des camps de concentration sera une des clés de ses théories psychanalytiques, il écrira sur les phénomènes psychologiques à l'œuvre, selon lui, au sein des camps de détention, entre les prisonniers et leurs tortionnaires et publie en 1943 Comportement individuel et comportement de masse dans les situations extrêmes.

Bruno Bettelheim considère que l'angoisse est l'élément central de la psychose de l'enfant. Il détecte dans les troubles comportementaux des enfants de l'École Orthogénique des carences affectives et l'angoisse de la mort. Sa thérapie se fonde sur la construction d'un environnement rassurant, matériel et affectif, préalable nécessaire à toute démarche thérapeutique. D'un point de vue purement pédagogique, Bettelheim rejoint en cela des idées développées par A. S. Neill à l'École de Summerhill. Il insiste sur l'idée que, quels que soient les symptômes manifestés par les patients, ils sont la meilleure réponse que ceux-ci aient trouvée à leur angoisse.
Il expose ses recherches dans de nombreux ouvrages dont plusieurs connurent un grand retentissement dont La Forteresse vide, qui aborde les problèmes de l'autisme encore peu connus à l'époque, et Psychanalyse des contes de fées dans lequel il montre comment ces textes transmis de génération en génération répondent de façon précise aux angoisses du jeune enfant. Le « Roi » et la « Reine » sont une image inconsciente des « bons » parents, comme la marâtre, la sorcière, l'ogre, font partie des fantasmes de l'enfant qui voit en ses parents, parfois non plus les « bonnes images », mais celle de parents méchants et frustrants.
En 1974, une suite d’émissions télévisés est réalisée par Daniel Karlin. Elle est publiée en 1975 sous le titre de « Un autre regard sur la folie » et servira à le faire connaitre en France.

Bruno Bettelheim a repris le terme de « mère réfrigérateur » (« refrigerator mother ») de Leo Kanner, créateur de la notion moderne d'autisme. Mais Kanner défendait l'idée d'une cause innée de l'autisme, quant Bettelheim reprenait l’expression tout en défendant l'idée d'une cause acquise et relative aux parents.
Dans La Forteresse vide, Bettelheim cite à ce sujet Anna Freud pour dire : « Heureusement, les psychanalystes commencent à dénoncer le spectre de la mère rejetante ». Il ajoute que toutes les mères, et pas seulement les mères d'enfants autistes, ont des intentions destructrices à côté de leurs intentions aimantes... ainsi que tous les pères. « Ce n'est pas l'attitude maternelle qui produit l'autisme, mais la réaction spontanée de l'enfant à cette attitude » . Paradoxalement Bettelheim écrit :
« Tout au long de ce livre, je soutiens que le facteur qui précipite l'enfant dans l'autisme infantile est le désir de ses parents qu'il n'existe pas. »
Bettelheim compare la situation mentale de l'enfant autiste vis-à-vis de sa mère à celle d'un prisonnier de camp de concentration nazi vis-à-vis de ses gardiens. Il établit un lien de cause à effet entre le comportement de la mère et la situation de son enfant autiste.
Les théories de Bettelheim concernant l'autisme sont aujourd'hui contestées, y compris par certains psychanalystes. Ainsi, la psychanalyste Marie-Christine Laznik avance : « Bettelheim était complètement à côté de la plaque. Les mères n'ont rien à voir avec l'origine de l'autisme ».





Fernand Deligny, né le 7 novembre 1913 à Bergues (Nord) et mort le 18 septembre 1996 à Monoblet (Gard), est un éducateur français, une des références majeures de l'éducation spécialisée. Il a été un opposant farouche de la prise en charge classique des enfants difficiles (délinquants) et des enfants avec autisme. Son expérience avec ces enfants est à l'origine des lieux alternatifs de l'éducation spécialisée que l'on regroupe sous le vocable générique de lieu de vie.

LE CINEMA
Si Fernand Deligny s’intéresse au cinéma, c’est d’abord comme prolongation naturelle de son travail sur l’autisme. Mais sa première expérience vient de la rencontre avec François Truffaut qui le contacte pour terminer Les Quatre cent coups. Deligny lui conseille de supprimer une scène où une psychologue interroge Antoine Doinel, et c’est Truffaut lui-même qui prend finalement en charge la discussion avec l’enfant. C’est aussi Deligny, et on le reconnaît bien là, qui donne l’idée de la fugue qui conduit Antoine sur les plages du Nord. En fait, cette rencontre en suit une autre : à la fin des années 1940, André Bazin prit conseil auprès de Deligny pour faire sortir le jeune François du Centre d’observation des mineurs de Villejuif. Deligny et Truffaut correspondront souvent. Truffaut pensera un temps adapter Adrien Lomme, il co-produira Ce gamin, là de Renaud Victor. Découvrir le cinéma de Deligny, c’est mettre en cause ce que l’on pense savoir du cinéma. Nous ne sommes pas devant un cinéaste avec son esthétique, sa mise en scène, sa patte, devant un auteur qui défendrait bec et ongles son art, sa vision. Le cinéma ne semble pas être grand-chose pour Deligny, il n’a pas plus d’importance que tout ce qui a nourri sa vie. Cette légèreté, cette insouciance, nous offrent cependant parmi les plus belles expériences que le septième art nous ait proposé. Le cinéma : une belle image, un beau scénario (ou pire un beau sujet), de beaux acteurs, une belle musique ? On voit de nombreux films qui possèdent tous ces éléments mais à la vision desquels on ressent tellement peu de cinéma. On sent qu’il étouffe parfois dans ce carcan alors qu’il y a tant de choses à explorer, de possibilités. Pour chercher ces choses qui lui seraient propres, qui ne seraient pas un héritage d’autres arts, des habitudes, on peut en retirer un à un les attributs, le dénuder… peut être alors peut-on deviner la chair du cinéma, ce qu’il a en propre et n’appartient qu’à lui. Deligny peut nous permettre de faire un bout de chemin dans cette direction, de repartir à zéro.


Pourquoi cet intérêt porté au cinéma ? Fernand Deligny sait que ces autistes, qui n’ont pas accès au langage, pensent. L’institution «ne supporte pas l’absence de langage. Il faut du langage, quelque part, ou on est perdu. Ils tiennent à cette caractéristique du langage qui maintient l’homme singulier par rapport à l’animal. Une veille trouille. » Or le cinéma, pour Deligny c’est de « l’animal ». Le spectateur réagit à des images, pas à du langage. Deligny cite Chaplin, la façon dont ses films nous touchent, nous enthousiasment, en faisant appel à quelque chose qui se trouve bien en deçà du langage. Les images naissent entre l’écran où elles sont projetées et le spectateur. Chacun y met du sien, et le cinéma naît alors de ce jeu entre les deux pôles. La caméra permet de capter des choses très coutumières, mais le cinéma nous les offre d’un œil neuf. Il éveille, il surprend, même avec du futile, du quotidien. Le cinéma permet de mettre des images sur ce qui n’a pas de mot. C’est une force fantastique que de pouvoir réanimer des choses que l’on ne voit plus. Pour Deligny, le « preneur d’image » doit dépasser le langage, le symbole, l’intention. Il doit laisser venir à lui les images, et non les faire venir de lui. Elles doivent surgir hors de toute contrainte, hors de toute intention. Il faut que celui qui filme n’impose pas son « je ». Deligny voit chez les autistes des actes et non du faire. Le cinéma pour lui doit naître de ce même mouvement, des coïncidences, de ce qui advient et qu’on attend pas. Il faut de l’accident, de l’imprévu, il faut que le cinéma se frotte au monde au lieu de le dompter. Pendant le tournage du Moindre geste, Deligny est souvent dans sa voiture, à fumer des cigarettes, négation de l’auteur, du « je ». Le fait que les images se tournent, là, qu’il y a un acte, un geste, du désir suffit pour qu’il y ait du cinéma. Cette pensée, cette vision du cinéma, Deligny la partage avec Straub et Huillet, avec Godard (qui préférait se fier à ses mains qu’à ses yeux), avec Chris Marker. Le Moindre geste est peut-être le plus beau film de ce mouvement.

http://www.dvdclassik.com/critique/le-moindre-geste-daniel-deligny-manenti






Voici l’anti Bettleheim : il s’indigne que l’on méprise les parents, et au contraire les associe dans sa démarche :



Eric Schopler (1927 - 2006),  né Allemand, psychologue américain,  pionnier de la recherche en autisme qui conduit à la fondation du programme TEACCH.











Des études scientifiques ont permis de démontrer l'efficacité d'une prise en charge précoce1 à l'aide d'approches éducatives comportementales (ABA), cognitives (TEACCH) ou basées sur le développement de la personne atteinte. La littérature scientifique insiste sur la nécessité d'une intervention éducative précoce, massive et structurée. Dans cette approche, les meilleurs résultats sont obtenus lorsque l'enfant bénéficie d'une prise en charge éducative, comportementale, cognitive ou basée sur son développement dès l'âge de deux ans : trente années de recherche ont montré l'efficacité des méthodes comportementales appliquées pour réduire les problèmes de comportements et augmenter la communication, les apprentissages et les comportements sociaux adaptés.

L'ABA (Applied Behavioral Analysis, ou analyse appliquée du comportement) est une approche éducative inspirée du béhaviorisme créée par Ole Ivar Lovaas auxÉtats-Unis dans les années 1960. Elle consiste en une analyse du comportement, associée à une intervention intensive sur la personne en vue d'obtenir la meilleure intégration possible dans la société, par l'augmentation de comportements jugés adaptés, et la diminution de comportements jugés inadaptés (voirconditionnement opérant).
L'ABA se fonde sur des lois du comportement humain mises en évidence par l'étude des comportements : un comportement humain est conditionné principalement par les conséquences qui surviennent juste après que celui-ci s'est manifesté. Ce sont les conséquences de ce comportement qui encourageront ou décourageront la personne à le reproduire ultérieurement dans des conditions similaires. L'analyse des conséquences d'un comportement permet de comprendre quel était le but de ce comportement, les intervenants peuvent alors encourager ou décourager à le reproduire en mettant l'accent sur ses conséquences.


Depuis 2005, il s'est développé une nouvelle branche de l'ABA : cette approche, appelée comportement verbal — Verbal Behavior — s'attache aux différentes fonctions du langage et non pas à son aspect structurel. Le Verbal Behavior considère que dire un mot est un comportement comme un autre et est donc analysé en fonction de sa finalité (obtenir quelque-chose, attirer l'attention, etc.), en vue de créer un programme visant à augmenter la communication de l'enfant. Comme l'ABA, cette méthode met l'accent sur la motivation de l'enfant, considérant que c'est la motivation qui est le moteur des apprentissages. Les programmes sont étudiés de façon à susciter au maximum la motivation de l'enfant, et la garder toujours haute.


L'enseignement structuré TEACCH  vise au développement de l'autonomie dans les domaines suivants : l'autonomie dans le travail ou une activité, l'autonomie dans la vie quotidienne, l'autonomie dans les loisirs, l'aptitude à construire une vie sociale et la gestion du comportement. Cet apprentissage est dérivé du béhaviorisme et repose sur l'idée que l'autisme est l'expression d'un déficit neurologique. Les moyens pour le contourner sont la structuration et l'apprentissage de la communication. Les quatre aspects de l'approche TEACCH sont : l'espace, le temps, le système, la tâche à accomplir.
Le but de l'outil TEACCH est d'adapter l'enseignement pour compenser les déficits spécifiques de chaque personne, de miser sur les points forts individuels, de réduire les stimulations inutiles et perturbantes, de mettre l'accent sur les informations pertinentes, de permettre à la personne de donner un sens à son environnement, de lui permettre de comprendre ce que l'on attend d'elle, de mieux gérer ses comportements et d'atteindre une plus grande autonomie. Ces éléments sont adaptés à la personne dans les objectifs et les moyens définis pour répondre aux besoins spécifiques de la personne autiste et de sa famille.




EXPLOITS D'AUTISTES. Un autre exemple :