lundi 2 mars 2020

DE GAULLE

26ème séance avec débat







  




DE GAULLE

  
Film historique, biopic, de Gabriel Le Bomin avec Lambert Wilson, Isabelle Carré. (1h48)




VENDREDI 6  MARS 2020
20h30

Charles et Yvonne De Gaulle en mai 40.
La Deuxième Guerre mondiale, l’exode, la Résistance à Londres, la cellule familiale De Gaulle,… 






Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent.
Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre la voix de la Résistance...


(De Jean-Marie B., merci à lui:)
Je viens de lire sur un de mes blogs favoris:
François Flohic (aide de camp)
DE GAULLE intime
Le blog de jacques berthomeau
article de ce jour (4mars20)
Regardez , il me semble que ce peut être une illustration concrète pour le film de vendredi.
http://www.berthomeau.com/2020/02/l-intimite-de-charles-et-yvonne-de-gaulle-par-francois-flohic-l-aide-de-camp-du-general-le-general-lui-offre-l-aperitif-du-frontigna














Le film (quand notre programme est connu) 
est également présenté sur RADIO TINTOUIN 
avec notre adhérent Jean-Luc aux commandes. 






Horaires des annonces Ciné Rencontres le vendredi:

9h15  12h15  14h15  16h15  17h25















Il a été la cible de pas mal de critiques…
Le film ou de Gaulle ? 
Les deux, mon général.

Pour le film, on a lu, entre autres, des titres comme Navet tragique à Colombey (Causeur.fr), parodiant la célèbre une du Hara-Kiri du 16 novembre 1970. 
Pour le général, il suffit de se reporter aux dernières commémorations de mai 68, avec, là aussi entre autres, l’affiche et le slogan « La chienlit c’est lui ! ». 

En choisissant de zoomer sur une brève, mais intense, période de la vie du couple de Gaulle, le réalisateur n’a pas fait un mauvais choix. En allant plus loin, la complexité des situations et des positionnements de l’homme d’Etat aurait immanquablement donné lieu à des simplifications qui auraient pu prendre rapidement l’allure de contradictions. Ici, les rapports avec Churchill, par exemple, restent encore relativement compréhensibles, même si on n’insiste pas plus que cela sur la sensibilité du grand Anglais, ému aux larmes en découvrant le potentiel du futur dirigeant de la France Libre. 

«Les pères de famille, les grands aventuriers du monde moderne», disait Charles Péguy. Mais là il faut associer la mère de famille. Eh oui, «Tante Yvonne» a été une jeune femme Vendroux, volontaire et dynamique, et ce n’est pas le moindre mérite du film que de le montrer. L’exergue des Mémoires d’espoir : «Pour vous Yvonne, sans qui rien ne se serait fait.» Leur fille, Anne, est volontairement au cœur du film. « Anne était aussi une grâce, elle m’a aidé à dépasser tous les échecs et tous les hommes, à voir plus haut. »

On insiste sur la solitude de l’homme et le pouvoir de son verbe. Ce n’est pas illégitime, mais il s’étonne lui-même de rallier presque immédiatement plusieurs centaines de volontaires autour de sa personne. En recevant le 6 juillet l’un des tout premiers groupes, un anonyme, sous le coup de l’émotion, s’est écrié : «Ah ben merde alors, cet homme, c’est soit un fou, soit un génie!» Le film prête cette remarque à Churchill lui-même, sans que je sois en mesure ni de démentir ni de confirmer. Ce qui est certain, c’est qu’au 14 juillet, pour la plus grande joie des cameramen anglais, il était en mesure de faire défiler 7000 hommes dans Londres. Plusieurs fois pour faire nombre encore davantage, et en faisant au mieux pour masquer le caractère souvent miteux de leur équipement. 

Beaucoup d’éléments sont ainsi en germe, notamment le problème de l’armement susceptible de tomber entre les mains de l’ennemi. Le 6 juillet, il était plutôt fermé, la Royal Navy venant de détruire la flotte française de Mers el-Kébir dans le golfe d'Oran, en Algérie. Plus tard, le 27 novembre 1942, c’est le régime de Vichy qui sabordera la flotte de Toulon. 

Enfin, mais pas seulement, on pense tout de suite à la résistance, à la fameuse « armée des ombres ». 
Du côté gaulliste : Jean Moulin, Pierre Brossolette, Jacques Bingen. Le premier, c’est le Conseil National de la Résistance (27 mai 1943), le dernier, c’est les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI, 1er février 1944). 
Les communistes, depuis le pacte germano-soviétique du 23 août 1939, résistent dans une double clandestinité sous la direction de Charles Tillon. Les universitaires communistes : Jacques Decour (des plans ont été tournés au collège qui porte son nom), Georges Politzer et Jacques Solomon. Après juin 1941 (l’attaque de l’URSS), la résistance communiste a davantage les coudées franches. 
Si intéressé par une révision :

Lors du débat, j'ai évoqué le parallèle entre la situation de la France lors de la défaite de 1940 et la situation qui prévalait lors de la défaite de la France devant la Prusse en 1870, soit 70 ans auparavant, quand Marx démasquait le Gouvernement de la Défense nationale en le qualifiant de Gouvernement de la Défection nationale. Je ne suis pas le premier à faire cette constatation. Je mets ci-dessous un document local (la Touraine) en appui et en complément à cette idée. 

C’est le premier long métrage consacré ce qui est de toute façon une grande figure de notre histoire nationale. On attend juste que les mécontents suscitent un autre film davantage à leur goût. Pas d’inquiétude, vu la carrière du personnage, il reste encore de nombreux moments de bravoure à exploiter. Gabriel Le Bomin n’épuise pas le sujet, et visiblement ce n’était pas son but. 
Jean-Marie













De 1870 à 1940


les extraits















les pages 













Texte de l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle


Voici le texte de l’appel du Général De Gaulle lancé depuis les studios de la BBC à Londres, le 18 juin 1940 :



Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer.
Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France.
Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle.
Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.
Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.
Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale.
Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.
Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.





Cette affiche, largement diffusée, n’est pas l’affiche de l’appel, comme certains le laissent entendre.


L'appel du 18 Juin est très souvent confondu avec le texte de l'affiche « À tous les Français » qui fut signée au 4, Carlton Gardens à Londres, et placardée le 5 août sur les murs de Londres. L'un et l'autre textes ont été publiés en première page du no 1 du Bulletin officiel des Forces françaises libres le 15 août 1940.



Sur le site de la Fondation Charles de Gaulle:


La genèse de l’Appel

En guerre contre l’Allemagne nazie depuis septembre 1939, l’armée française ne parvient pas à faire face à partir du 10 mai 1940 à l’offensive éclair des chars ennemis. Le colonel de Gaulle, qui cherche depuis plusieurs années à sensibiliser militaires et politiques à la nécessité de moderniser l’armée (en utilisant l’aviation et les chars), s’est illustré à la tête de la 4e Division cuirassée, en contenant notamment les Allemands à Abbeville (27-30 mai 1940). A 49 ans, Charles de Gaulle, tout juste nommé général de brigade à titre temporaire, entre le 5 juin dans le gouvernement présidé par Paul Reynaud, au poste de sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale et à la Guerre.

La situation en France est par ailleurs critique : des millions de civils fuient face à la débâcle militaire et l’avancée des troupes allemandes qui défilent à Paris le 14 juin. Le gouvernement français s’est installé à Bordeaux et le général de Gaulle est envoyé le 16 juin en mission à Londres pour demander au Premier ministre britannique des renforts maritimes et aériens. Alors que Winston Churchill accepte le principe d’une union franco-britannique, De Gaulle apprend à son retour à Bordeaux, la démission du président du Conseil Paul Reynaud, remplacé par le maréchal Pétain. Le « vainqueur de Verdun », très populaire auprès des Français, s’apprête à négocier les conditions d’un armistice avec l’Allemagne. Refusant la défaite, De Gaulle retourne à Londres dès le 17 juin pour y poursuivre le combat.

Les appels de juin 1940 et leur portée

Grâce à l’appui de Winston Churchill, le général de Gaulle est autorisé à intervenir sur les ondes de la radio britannique, la BBC. Le 18 juin au soir, il s’adresse à la population française et lance un appel à poursuivre le combat, aujourd’hui considéré comme l’acte fondateur de la France Libre. Ce premier appel bénéficie d’une faible audience en métropole et peu de journaux retranscrivent les paroles d’un général dont le visage reste inconnu du public.

Le général de Gaulle réitère son appel à plusieurs reprises en juin 1940 et constitue avec le soutien des Britanniques, une organisation de résistance extérieure, la France Libre. Dès l’été 1940, des milliers de volontaires rejoignent les rangs des Forces Françaises Libres, qui poursuivent le combat contre le nazisme aux côtés des Alliés.

L’enregistrement du discours n’ayant pas été conservé par la BBC, il ne reste aujourd’hui que peu de traces de l’appel du 18 juin, hormis le manuscrit dont certains passages diffèrent de la version prononcée par le général de Gaulle et retranscrite dans la presse locale française. L’événement, célébré chaque année depuis 1941, est devenu un symbole du refus de la défaite et des conséquences dramatiques de l’armistice.




Document : article du Petit Provençal reprenant l’appel du général « de Gaule », 19 juin 1940


Peu de Français entendent l’appel du 18 juin. Le général de Gaulle en reprendra les termes dans les jours qui suivent sur les mêmes ondes les 19, 22 et 24 juin. Pourtant beaucoup en prennent connaissance les quotidiens français et étrangers.

Ainsi dès le 19, de nombreux quotidiens paraissant encore en zone non occupée y font allusion. C’est le cas, par exemple, du Petit Provençal (tiré à 115 000 exemplaires) qui reproduit en première page l’appel lancé la veille par le « général de Gaule ».

Le texte, probablement pris en sténo, y est d’une fidélité presque absolue. On peut cependant noter un oubli dans la première phrase : à la phrase « les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat » se substitue la phrase « Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelle condition il pourrait cesser le combat ».

Marseille-Matin publie en page 3 les extraits les plus significatifs de l’appel, tout comme le Petit-Marseillais et Le Progrès de Lyon.



Voir ici les manuscrits : 

Pour une synthèse globale et détaillée : 




Image de Charles de Gaulle au micro de la BBC, issue d'une série de photos prises entre 1940 et 1943. Comme aucune image n'a été prise pendant l'appel du 18 Juin, cette série a été utilisée comme illustration de l'appel au cours du XXe siècle et XXIe siècle.









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Berry républicain 2 décembre 2017



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