mercredi 10 décembre 2025

HOWARD ZINN UNE HISTOIRE POPULAIRE AMÉRICAINE 2

                                                                                                             

  séance avec débat



  




HOWARD ZINN UNE HISTOIRE POPULAIRE AMÉRICAINE 2
(VO)

28 janvier 2026 en salle | 1h 52min | Documentaire
De Olivier Azam, Daniel Mermet 
| Par Olivier Azam, Daniel Mermet


JEUDI 11 DÉCEMBRE 2025

20h30

Tant que les lapins n'avaient pas d'historiens, l'histoire était racontée par les chasseurs. Avec l'énorme succès de son livre Une histoire populaire des États-Unis, Howard Zinn a changé le regard des Américains sur eux-mêmes. Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l'histoire officielle, les esclaves, les Indiens, les déserteurs, les ouvrières du textile, les syndicalistes et tous les inaperçus en lutte pour briser leurs chaînes.







Bonjour à toutes et tous,
Au cinéma jeudi 11 décembre à 20h30 le film "HOWARD ZINN UNE HISTOIRE POPULAIRE AMÉRICAINE 2" de Olivier Azam, Daniel Mermet. 




Edwige



Synopsis

Le best-seller Une Histoire populaire des États-Unis a révélé aux Américains une part de leur passé longtemps ignorée par eux-mêmes, redonnant une place dans l’histoire aux Amérindiens, aux Noirs, aux ouvrières et aux ouvriers pris dans la grande fabrique du rêve américain. Le travail d’Howard Zinn s’est opposé aux mythes fondateurs depuis Christophe Colomb et s’impose aujourd’hui comme un contre-feu à la guerre idéologique menée par Donald Trump, qui en a fait sa bête noire en histoire.
















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Si vous n'y parvenez pas, essayez de débloquer la situation 

en vous rendant sur cette page:

https://cinegraphe.blogspot.com/2015/03/commentaire-mode-demploi.html#more

(Vous trouvez aussi un rappel simplifié en bas de chaque page)






 



 Ma note sera brève car finalement tout se résume dans la formule « lutte des classes, lutte des races », explicitée d’un bout à l’autre de ce magnifique documentaire . Je ne peux détailler tout ce que nous avons appris en plongeant dans les archives historiques d’une richesse inestimable, ma note s’étalerait sur de nombreuses pages. C’est le travail d’Howard Zinn qui est scruté, le travail de toute une vie, avec ses soubresauts et ses changements de direction, avec cependant une ligne directrice chevillée au corps et au coeur, « tous les hommes naissent égaux , tous ont les mêmes droits ». Chaque homme, chaque femme doit pouvoir travailler, se loger, se nourrir, se soigner et s’éduquer dans des conditions décentes, dignes et équitables .

     Une analyse de l’histoire de l’Amérique depuis l’époque de Christophe Colomb impose une relecture critique, une lecture entre les lignes qui permettra d’éclairer cinq siècles de domination d’une minorité blanche  se considèrant supérieure, soumettant les Amérindiens, les Afro-Américains et toutes les autres minorités raciales, sociales, sexuelles à un traitement inhumain et dégradant. Le plus grave étant la capacité et le désir de ré-écrire l’histoire par le Président Trump, nommons clairement les coupables, afin d’effacer tout ce qui porte atteinte à « la gloire » nationale et la philosophie MAGA. Le détricotage des vérités historiques pour manipuler l’opinion publique ne peut convenir aux réalisateurs qui montrent le désir de Zinn de donner une place dans l’histoire à ceux qui n’ont pas la parole.

     C’est la défense de la démocratie dont il est question, et si finalement, la démocratie française était dans le collimateur ?
John

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Dix ans après la sortie au cinéma du film Howard Zinn, une histoire populaire américaine (1) Du pain et des roses, que beaucoup d’entre vous ont vus, et dont la version américaine rencontre un gros succès aux États-Unis en VOD, Olivier Azam et Daniel Mermet se sont remis à l’ouvrage sur la suite de cette fresque documentaire monumentale.

Depuis le début, le projet est une trilogie, trois films construits autour de la vie et de l’œuvre du célèbre historien américain Howard Zinn (1922-2010), auteur du bestseller Une histoire populaire des États-Unis, vendu à plus de 2 millions d’exemplaires aux États-Unis, « un livre qui a changé le regard des Américains sur eux-mêmes » dit Noam Chomsky, ami et compagnon de lutte de Zinn, un livre traduit partout dans le monde jusqu’en Asie (notre film circule aussi en Corée !), édité en France par nos camarades d'Agone.

Chaque jour depuis son investiture, Donald Trump remet en jeu une séquence traitée dans le film en cours. La purge DEI (Diversité, Équité et Inclusion) qu’il a lancée s’attaque directement à des archives, des images et des histoires racontées dans le film en cours. 

Tout résonne, le passé éclaire le présent… et même l’avenir. 

Ce projet s’oppose frontalement à la vision de Donald Trump. 

Le chantier a été interrompu en 2020 au moment de la pandémie, car nous ne pouvions plus faire face aux dépenses nécessaires à la bonne finition dans de bonnes conditions, mais il a repris depuis quelques mois, car ce qu’on observe chaque jour de l’actualité nous pousse à aller au bout, « quoi qu’il en coûte ». 

Ce nouveau film sera utile à toutes celles et ceux qui veulent comprendre l’histoire et se constituer une boite à outils de résistance, d’autodéfense intellectuelle contre ces dingues qui « inondent la zone de merde » comme ils disent. 

Autour de ce projet, une équipe de recherchistes, spécialistes des archives américaines, les meilleurs techniciens-artistes de la postproduction image et son, musiciens, sont sur le pont et le chantier n’est pas loin du bout, enfin, après trois tournages aux États-Unis, des années de recherche d’archives, d’écriture, réécriture, montage, dans tous les sens.

Les éventuelles aides et soutiens supplémentaires seront réservés pour le troisième volet qui sera réalisé dans la foulée du deuxième qui sortira au cinéma à partir de septembre.

   Les réalisateurs

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Les statistiques de fréquentation du blog sont maintenant quasi définitives pour l'année en cours. Il me paraît intéressant de les faire connaître à propos de ce film, puisque les Etats-Unis occupent le haut du classement. Voici:



Dans le rétro:

Notre blog a été créé les 24 septembre 2013, soit 5 mois après la projection du film d’Olivier Azam Grandpuits & petites victoires. Cependant nous y faisons référence à l’occasion de la pojection du film La saga des Conti :

 

samedi 12 octobre 2013

LA SAGA DES CONTI

 

La manière dont Jérôme Palteau se révèle en rendant compte de ce combat ouvrier n’est pas sans rappeler aux habitués des soirées Ciné-Rencontres le film d’Olivier Azam Grandpuits petites victoires présenté au Ciné-Lumière le 12 avril 2013.

Une image contenant texte, Visage humain, personne, Prospectus

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

 

 Rappel du premier opus (il y en aura donc un troisième), extraits: 

HOWARD ZINN 
UNE HISTOIRE POPULAIRE AMERICAINE

VENDREDI 12 JUIN 2015

20H30

SOIREE DEBAT


Film documentaire français de Olivier Azam et Daniel Mermet. (2014 - 1h46)



Avec l’énorme succès de son livre Une histoire populaire des Etats-Unis,
Howard Zinn a changé le regard des Américains sur eux-mêmes. Howard
Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l’histoire officielle, les esclaves,
les Indiens, les déserteurs, les ouvrières du textile, les syndicalistes et tous
les inaperçus en lutte pour briser leurs chaînes.

Ce documentaire militant constitue non seulement un antidote contre l’oubli,
mais il offre aussi les clés de compréhension du système capitaliste...

 

 Il « questionne ainsi les fondements de la nation américaine [et,] en écho aux premiers mots du préambule de la Constitution des États-Unis, We, the People (Nous, le Peuple), s'interroge: de quel peuple écrit-on l'histoire ? ».

Il y a aura une suite, et on aura sûrement droit à des compléments sur la Seconde guerre mondiale. Suivra-t-on alors l’ensemble des causalités complexes qui caractérisent les trois conflits franco-allemands successifs depuis 1870 jusqu’en 1945 ? Faute d’une telle continuité, on se condamne à des simplification qui condamnent à ne rien comprendre. En histoire, la synchronie c’est bien, mais elle est vaine si elle se prive de sa substance diachronique.

Compléments

Parmi les mérites du film : des archives apparemment inédites et dont la diffusion reste ailleurs plus que problématique. Evidemment, le point de vue des « vaincus » plutôt que des « vainqueurs » est le mérite principal. Avec un effet Germinal assumé : de défaite en défaite, de répression en répression, la prise de conscience progresse et la tâche des exploiteurs s’en trouve compliquée. C’est un des messages optimistes du film.


Pour retrouver les pages concernées: 

 https://cinegraphe.blogspot.com/2015/06/vous-allez-voir-howard-zinn.html

https://cinegraphe.blogspot.com/2015/06/howard-zinn.html


J'ai évoqué llors du débat la captation de la lecture théâtralisée de la pièce de Zinn Marx, le retour. A voir sur la chaîne YouTube de mon autre association en suivant ce lien:

https://www.youtube.com/watch?v=Pu3xUHEUI8I&t=8s


Nom de la chaîne: jmf7180

(accessible depuis chaque page du blog Vaillantitude)





L'intérêt de disposer d'un espace assez vaste dans un blog, c'est de pouvoir d'offrir à loisir le luxe, soit d'approfondir (version bienveillante), soit de couper les cheveux en quatre (version un peu moins bienveillante).

Ainsi, en ce qui concerne le titre, si on compare sa version anglaise à sa version française, on constate que la langue anglaise paraît bénéficier d'une plus grande souplesse dans ses déterminations, disposant pour les compléments du nom à la fois du génitif saxon et de la construction prépositionnelle. 



Si bien que A people’s history of the United States n'est pas exactement équivalent à Une histoire populaire de l'Amérique. En effet le génitif saxon permet à l’anglais de conserver une détermination du mot « histoire » par deux substantifs, de mettre le mot « histoire » en facteur commun, là où le français est quasi obligé de recourir à un adjectif, ce qui modifie sensiblement le sens : Histoire populaire n’a pas exactement les mêmes connotations que Histoire du peuple. Par ailleurs on ne saurait écrite efficacement : Histoire du peuple de l'Amérique. À quoi se rattacherait le dernier complément : à « Histoire » (Histoire de l'Amérique) ou serait-ce à « peuple » (peuple de l'Amérique) ?...

Dans tous les cas, une ambiguïté reste non levée, celle concernant la question de l’objet et du sujet. Une histoire du peuple peut s'interpréter comme une histoire sur le peuple (qui parle du peuple), ou d’une histoire par le peuple (racontée par le peuple, écrite par le peuple).

Cela peut avoir son importance si on cherche à déterminer le sens exact de la célèbre phrase attribuée à Howard Zinn, et qui peut bien être apocryphe. Je n'ai pas fait de recherches très approfondies, mais j'avoue que je n'ai pas trouvé la source de cette phrase qui est très souvent reproduite. Jusqu’ici, je ne vois pas qu’elle figure dans le livre même d’Howard Zinn.

Il existe en effet plusieurs versions de sa phrase animalière. L’une, qui est souvent mise en avant dans les textes de présentation du film, est écrite au passé : « Tant que les lapins n'avaient pas d'historiens, l'histoire était racontée par les chasseurs. » Et l'autre, qui figure sur l'affiche, est au futur : « Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par les chasseurs. » La première version paraît plus optimiste, en ce sens qu'elle sous-entend que, maintenant, les lapins ont des historiens. Illusion sans doute, on le verra.

Remarquons que si on humanise résolument les éléments de la métaphore, et bien sûr on y est fortement incités, à l’imitation de La Fontaine dans sa fable « À Monseigneur le Dauphin » :

« Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons :
Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes.
Je me sers d'Animaux pour instruire les Hommes. »,

force est de constater alors que les lapins (c'est-à-dire les dominés) ont bien, dans de nombreux cas, raconté leur histoire de leur point de vue. Et même, que l'histoire des dominés a aussi été racontée, dans un sens  favorable à ces derniers, par des historiens appartenant eux-mêmes à la classe dominante et ayant pignon sur rue (peut-être une différence entre la France et les Etats-Unis). Ainsi, au générique du film, on trouve le nom de Gérard Mordillat. On aurait pu en avoir d’autres, comme Jacques Rancière par exemple. 



Ce que semble vouloir dire Howard Zinn, c'est qu’il ne suffit pas de raconter et d'avoir l'existence d'un récit en sa faveur, mais encore faut-il que le point de vue qui préside à ce récit soit suffisamment diffusé - « populaire » - pour avoir une existence concrète, susceptible de toucher efficacement l'opinion publique. Il y a des ouvrages qui existent, mais qui restent limités à une diffusion restreinte, dans un cercle lui-même restreint. On peut dire, dans ce cas-là, que l'histoire des lapins, bien qu’elle existe, n’a pas d'existence réelle. 

Avec un contenu aussi foisonnant en archives, et certaines sont difficilement oubliables tellement elles se situent au-delà du soutenable – je pense notamment au sort des noirs, traités de façons horriblement inhumaines par des humains présentés comme ordinaires - , de nombreuses réactions n’ont pas manqué de se produire. Par exemple, celle de cette dame, tellement concernée par le film qu’elle alla jusqu'à dire que la culture américaine n'existe pas. 

Pour ma part, je rajouterai encore deux choses, l'une concernant les points de vue limités qui sont diffusés par les médias dominants à l'intérieur des frontières de chaque pays. Ainsi du thème récurrent, en France, des « Gaulois réfractaires » : il n'y aurait que nous pour contester les pouvoirs en place avec cette intensité, alors qu’il suffit de suivre quelques-unes des chaînes étrangères de nos voisins européens, ou d'autres pays plus lointains, pour se rendre compte que cela n’a rien du tout d'exceptionnel. Ainsi les grèves en Allemagne, pays pourtant souvent donné comme modèle de tranquillité de ce point de vue, ou comme la difficulté de former des coalitions gouvernementales stables à la suite de compromis entre adversaires politiques, alors qu’en l'Allemagne encore, on met beaucoup de temps pour en constituer, et que leur efficacité est souvent battue en brèche. Sans compter qu'elle n'empêche en rien la montée générale d'une extrême droite menaçante, ce qui n’est pas sans rappeler une des thématiques principales du film. Une séquence est particulièrement marquante pour moi à ce sujet : c'est celle où on voit les nazis en action dans une perspective qui se veut sociale, déclarant fièrement que la soupe populaire dispensée est suffisamment abondante puisqu'elle est réservée aux vrais Allemands et qu’elle ne se partage pas avec les autres. Le film nous montre que, contrairement à une idée répandue, les mouvements sociaux en France ont aussi leurs pendants de l’autre côté de l’Atlantique.

En ce qui concerne le fait de cacher des informations, ou de garder occultés des faits historiques pourtant importants pour la compréhension de notre époque, sans surprise, je mentionnerai chez nous la Commune de Paris de 1871, qui n'a pourtant rien d'anodin. C’est en effet la dernière prise de pouvoir sur grande échelle par le peuple, et le dernier massacre de masse, lequel peut s'apparenter à un véritable génocide social. Paradoxe : alors que cet événement fait l’objet d’une publication abondante par les spécialistes, ildemeure ignoré du grand public, du fait de l’occultation volontaire de la part des grands médias comme de l’institution scolaire. Il est donc ignoré de la quasi-totalité des élèves et de la grande majorité de leurs parents, alors que tous, en tant que citoyens, seront, dans un avenir plus ou moins proche, appelés à voter en toute connaissance de cause. Les « lapins » communards ont bien leurs historiens, mais leur histoire est tout simplement mise sous le tapis - « swept under the carpet », comme on dit dans le film - par les « chasseurs » de notre temps. 

Jean-Marie


     





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