dimanche 23 décembre 2018

PUPILLE & UNE AFFAIRE DE FAMILLE

16ème et 17ème séance avec débat

BONNES VACANCES, JOYEUSE FETES 
ET EN PLEINE FORME A LA RENTREE!




18H
PUPILLE
  
Film de Jeanne Herry avec Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Élodie Bouchez, Miou-Miou. (1h55)

20H30
UNE AFFAIRE DE FAMILLE
  
Drame japonais de Hirokazu Kore-eda
avec Lily Franky, Sakura Andô, Mayu Matsuoka (2018 - 2h01)



VENDREDI 21 DÉCEMBRE 2018  
(CINE DEBAT les deux séances!)

Cette dernière séance est un cadeau de noël : 
entrée gratuite pour nos adhérents
à jour de leur cotisation
(possibilité de le faire sur place!). 




PUPILLE      et        AFFAIRE DE FAMILLE


   Soit un exercice périlleux qui rapproche deux corps célestes, deux films, le premier dans un mouvement centrifuge et l'autre dans une spirale centripète.


   Question numéro 1      Attribuez un adjectif, centrifuge ou centripète aux films.

   Question numéro 2      Chacune des définitions suivantes correspond à un des 2 films.
                                        Faites votre choix.





     Très surprenant en effet de voir les rapprochements entre les deux films d'hier soir. On ne choisit pas sa famille, et pourtant en cas de naissance sous X les autorités choisissent une famille pour le placement des enfants. C'est ce travail patient d'apparentement qui est magnifiquement filmé dans « Pupille ».

APPARENTEMENT
Proposition d’établir une relation adoptive entre un enfant et une famille donnée. L’apparentement (appelé « matching » par les anglo-saxons) n’est pas la décision d’adoption. Il se concrétise par l’identification d’une future famille adoptive spécifique pour un enfant donné.
Ce principe est renforcé par l’article 17 de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection de l’enfant et la coopération en matière d’adoption internationale, qui correspond à l’échange des accords à la poursuite de la procédure.
 Tout est affaire de sens, de toucher, d'odeurs, de vibrations, de sons et de goûts. Rien n'est laissé au hasard, sauf la vie , les discours professionnels encadrant les silences et les mots non-dits. On est obligé de ré-entendre ces mêmes « maux » dans le film magnifique de Mike Leigh «Secrets et Mensonges ». Bref un ravissement et tout le monde craque devant le petit Théo.  


Le prénom Théo est dérivé de Théodore qui a pour origine le prénom grec Théodôros qui veut dire "don de Dieu".

  Le renommer Mathieu ne change rien à l'affaire ? Deux écoles s'affrontent mais nous n'avons pas eu le temps d'en discuter.

Le prénom « Mathieu » trouve son origine de l’hébreu « Mattit » qui signifie « cadeau » et « Yah » qui veut dire « Yahvé ou Dieu ». Mathieu signifie ainsi « Don de Dieu » et est souvent attribué à un bébé longuement espéré. Ce prénom est l’équivalent du français « Dieudonné » et du grec «Théodore».

     L'univers japonais de Kore-Eda Hirozaku si éloigné du Finistère du film français nous présente une fable qui évoque « les petits poissons qui se regroupent pour s'attaquer au thon » poisson emblématique du Japon. Les délaissés, les éclopés de la société japonaise au propre comme au figuré, tel père tel fils ( titre d'un de ses films précédents) s'accrochent au mieux à un radeau de survie à la dérive. Ici la famille se choisit, on s'agrège pour prévenir les coups, on vit en marge avec une autre échelle de valeurs et pourtant autant de chaleur et le point fort du film se trouve ici.   

   La justice, l'honneur et la vérité se déclinent avec d'autres codes. Malgré l'admiration de Hirozaku  pour sa famille il n'hésite pas à faire allusion à la stérilité (de la société japonaise?) à la sexualité non consommée par écran interposé, au chômage, aux fragilisés, soit un réalisateur inquiet . Bref on pose beaucoup de questions en ouvrant de portes multiples, la définition d'un bon film, non ?  
John





A John qui s'étonnait de plans tournés en Belgique pour cette histoire du finistère, j'ai répondu: "C'est pour récupérer la tax-shelter, ça va pas plaire à Francis!" Et effectivement, le film est dans la PAUSE CRITIQUE de décembre, avec une remarque à ce sujet.


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Pupille de Jeanne Herry
Dans l’œil, la pupille est le trou au centre de l'iris. Ce mot désigne aussi une personne mineure placée sous l'autorité d'un tuteur. Et l'on sera sensible au fait que des aveugles occupent une certaine place, fût-elle symbolique, dans ce film au titre polysémique.
Eh bien ce titre correspond parfaitement au sujet du film : quel regard porter sur ces (tout jeunes) enfants, nés sous X, abandonnés par leur mère pour le dire plus crûment ? Le film, avec une immense délicatesse, un grand sens des nuances, une pudeur jamais prise en défaut, nous rend témoins des multiples moments, des procédures, des difficultés, des obstacles qui jalonnent le chemin escarpé de celles et ceux qui sont familles d'accueil, qui encadrent les procédures, qui sont demandeurs d'un enfant. Les cas sont multiples dans le film, même si une mère et un bébé focalisent l'essentiel du récit. Ce qui permet de percevoir la multiplicité des situations, des réactions, des critères examinés, opposés au "désir d'enfants". Toutes les actrices et les acteurs sont parfaitement "justes", d'un grand naturel. Et la présence du bébé est très mignonne. Le film flirte avec le documentaire et se fait parfois didactique en néonatalogie... Une légère érotisation de certains moments entre adultes rappelle à propos que l'enfantement est aussi question de désir, de plaisir et de séduction. Tout cela baigne dans un univers harmonieux, filmé de façon on ne peut plus classique, sans surprise, sans effet. La chronologie est très embrouillée et les titres qui en indiquent fugitivement les repères ne suffisent pas à ce que l'on s'y retrouve. Mais qu'importe, car ce qui compte, c'est à chaque scène, l'intensité des enjeux, l'émotion qui s'en dégage.
Et le film n'en est pas avare. Pour accompagner ce sujet hyper émotionnel et qui fera mal à celles et ceux qui connaissent les désarrois évoqués, une musique de bon aloi, au piano, puis qui prend une modeste ampleur orchestrale pour baigner la fin dans une ambiance de happy end.
Dès le début pourtant, la mauvaise humeur s'installe à cause d'un panneau (réservé aux copies belges?) avant même que ne débute le film qui annonce triomphalement que la production est bardée de tous les financements publics belges possibles. Alors que rien, strictement, ne suggère la Belgique, même si les images en intérieur d'hôpitaux semblent avoir été tournées ici, pour dépenser le tax-shelter qui, une nouvelle fois, et de façon ostentatoire, illustre le détournement d'un mécanisme pensé pour soutenir notre cinéma national. Le film est français, la région du tournage, le Finistère, la réalisatrice est la fille de Julien Clerc et de Miou Miou ce qui nous vaut le plaisir de la retrouver dans un rôle qui lui va parfaitement. Un film charmant qui parle des choses de la vie avec doigté.
Francis de Laveleye




 J'aime aussi rappeler l'étymologie de ce mot de "pupille", commune depuis le moyen âge aux deux sens d'enfant mis sous protection et d'ouverture dans l'oeil.

Pour l'enfant: emprunté au lat.pupillus « pupille, mineur », variante de pupulus masculin de pupula «petite fille», diminutif de pupa, *puppa,  de pupula « id. » dimin. de pupa, *puppa. En latin, les deux sens de "petite fille" et "poupée" existent. 
Pour l'oeil: le sens dérive de celui de « petite fille » en raison de la petite image que l'on peut voir se refléter dans la pupille.


Il y a énormément de choses à retrenir de ces deux films particulièrement riches, mais les nécessités d'un débat court nous ont amenés à sacrifier un peu le premier. 
Pour le second, je retiens l'itinéraire sensible et délicatement filmé du petit garçon qui suit aveuglement son tuteur, puis qui prend ses distance avec lui à la suite d'une prise de conscience morale favorisée par un commerçant, mais qui fait ensuite la part des choses et finit par murmurer le mot "papa". 

On avait un grand dossier sur l'adoption d'un enfant né sous X dans le Berry républicain du mercredi 21 novembre:






Et pour ne pas oublier...

N’hésitez pas à visiter la page de l’actualité du mois,
 qui concerne :



Université populaire du Pays de Vierzon
Café repaire
Médiathèque Vierzon
Gilets jaunes hôpital Vierzon
Cinéma et psychanalyse
Cie Puzzle Centre
Conférence Fusion 4 Vierzon
Dictée Zulma Carraud
Théâtre Jacques Coeur
Association des Cinémas du Centre
Environnement Brenne-Berry
Radio Tintouin
Nouveaux tarifs Ciné Lumière
Cours de cinéma en ligne ciclic



(Depuis le début du blog:)




LE SAVEZ-VOUS?
(La réponse s'obtient en cliquant sur les images)

"Parler pour tout dire."

                     
 Ça concerne quoi?



                      C'est quoi, et c'est depuis quand?






COMPLEMENTS, PROGRAMMES, PHOTOS, BANDES ANNONCES,...
    Cliquez sur le lien ou sur l'image.

http://cinelumiere-vierzon.info/



Vous n'avez pas manqué de remarquer la rubrique ART ET ESSAI... et le lien
CINE RENCONTRES.







Carte d'adhérent
 Tarif de 5 euros sur présentation de la carte d'adhérent de Ciné-rencontres à la caisse.  (Ce tarif est appliqué uniquement sur les films sélectionnés dans le programme de Ciné-rencontres.)
N'hésitez pas à nous la demander.
Rappel du tarif d'adhésion: 10 euros pour un an (de date à date) avec possibilité d'affilier 2 personnes si on le souhaite pour ce montant (chacune aura sa carte, ce qui revient à 5 euros l'adhésion avec cette option couple" au sens très large: amis, relations,...). 5 euros pour étudiant ou chômeur (possibilité également d'adhésion "couple", ce qui revient alors à 2,50 euros).
Ne vous souciez pas de la date de renouvellement: nous vous contacterons le moment venu. 












Vous pouvez remplir cette fiche chez vous, après l'avoir copiée et collée (par exemple) dans un traitement de texte (Word,...). 


Merci pour votre soutien. 

















Précision utile: les séances Ciné Rencontres sont ouvertes à tous, et pas seulement aux membres de l'association. Même chose pour notre pot d'après débat.







Facile de nous trouver. Il suffit de taper "cinégraphe" sur Google par exemple...
(capture d'écran du 27 septembre 2017).










Tiens... tiens... "abondante et variée"... Et si Ciné Rencontres y était un peu pour quelque chose en fin de compte?...


Autres tarifs au Ciné Lumière: 


Berry républicain 2 décembre 2017



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