jeudi 17 juin 2021

NOMADLAND

         séance avec débat






  




NOMADLAND


9 juin 2021 au cinéma / 1h 48min / Drame
De Chloé Zhao
Par Chloé Zhao, Jessica Bruder
Avec Frances McDormand, David Strathairn, Gay DeForest








VENDREDI 18  JUIN 2021
20h







Bonjour à toutes et tous 

Prochaine séance de Ciné rencontres
Vendredi 18 juin à 20h - le film NOMADLAND
Au plaisir...

Pour toute information, voir le blog 

Edwige


SYNOPSIS
Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain.
















Le film (quand notre programme est connu) 
est également présenté sur RADIO TINTOUIN 
avec notre adhérent Jean-Luc aux commandes. 



Horaires des annonces Ciné Rencontres le vendredi:

9h15  12h15  14h15  16h15  17h25













 NOMADLAND                   « Lune de miel américaine »


      C'est Bernard qui nous a offert  cet aperçu du film, et si c'était un produit de la lune de miel de Chloe Zhao avec Les Etats-Unis ? Très joli commentaire. Certes ce n'est pas du Ken Loach ni du Michael Moore, nous ne sommes pas « Sur les Quais » et certains dans la salle regretteront un manque de combativité. Chez Amazon « on gagne bien sa vie » et on ne semble pas stressé par les cadences, le travail dans le parc national des Badlands n'est guère réjouissant mais les paysages viennent en compensation. Les fossilisés de la machine économique américain se promènent de « job »en job, de lieu en lieu. Lindy May en âge de profiter d'une retraite qui ne lui permet pas de vivre, Swankie dans un voyage autre vers une fin de vie programmée.. Fern,*** personnage principal du film qui ne peut enlever sa bague de femme mariée et qui accomplit  un voyage de deuil en forme de boucle suite au décès de son mari et de la fermeture de la mine qui faisait vivre la ville de Temple. Fern, femme d'un seul homme et portée sur son passé. Guère à l'aise avec un futur symbolisé par ce bébé qu 'elle tient maladroitement dans ses bras. Admirable portrait de femme indépendante, ce n'est pas Sharon Stone mais elle se montre belle dans ce film. C'est « une bonne personne » dit d'elle un admirateur masculin. Son voyage est personnel, contemplatif et introspectif dans son van miteux à côté des Winnebagos avec machine à laver et sèche-linge. Chloe Zhao nous montre les excès du rêve américain sans doigt accusateur.

     *** fern, « loin»   en allemand   « fougère » en anglais, une des plus anciennes plantes sur terre inchangée depuis des centaines de milliers d'année. Dualité et opposition des temps courts, le temps d'une vie, et  les temps longs, le temps des dinosaures, le temps que la lumière met pour parvenir des astres jusqu'à nous.

      On fait cadeau d'un briquet, le feu , contre-cadeau d'un autre briquet incrusté d'un morceau de fossile pétrifié. Le feu et la pierre comme symboles de l'éternité, du temps qui passe.
     Un voyage en anneau qui par définition n'a ni commencement ni fin. Seuls les magiciens parviennent à relier entre eux les anneaux, le temps d'un feu de camp dans un parc réservé aux nomades, un instant pour rompre la solitude. On a partagé ce road-movie avec l'impression d'être devant un documentaire par moments, documentaire sur paysage magnifique et bande originale subtile, le tout porté par une Frances McDormand magnifique. Bravo.   
John



        Personne n’a eu envie de dire qu’il n’a pas aimé ce film. Mais il est clair qu’il y eut l’expression de deux sensibilités sensiblement différentes.
Il y avait ceux qui ont adoré et adhéré. Et aussi ceux qui ont apprécié avec quelques réticences.
Avec son expérience de bourlingueur nord états-unien, Bernard a fait avec diplomatie le pont entre les deux, concluant fataliste à la manière d’Astérix découvrant les singularités des Romains ou des Grands Bretons : «Ils sont comme ça les Américains, ils acceptent tout, ils ne se révoltent pas comme nous.» 
Bien sûr, on a évoqué le poids de la religion, qui fait qu’on ne se révolte pas si on pense que c’est conforme au plan divin que vous vous trouviez à la place où vous êtes, si vous êtes convaincu que vous l’avez mérité quand vous êtes dans la précarité. Mais c’est oublier qu’il n’en fut pas toujours ainsi, et qu’il n’en sera peut-être pas toujours de même. Depuis la guerre d’indépendance, et jusqu’à la montée actuelle du programme de Bernie Sanders, en passant par les grandes luttes syndicales de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe, sans oublier le plus récent mouvement Occupy Wall Street, on s’aperçoit que rien n’est définitivement figé. Et sur d’autres fronts, comme la guerre du Vietnam ou les droits civiques, on ne peut pas vraiment parler de résignation collective. 
Si le propos du film est d’ériger l’absence de révolte en vertu, alors ce n’est pas ma tasse de thé.
Ce n’est pourtant pas faute de connaître la cause des situations présentés, Chloé Zhao ayant même fait des études politiques (mais il est vrai qu’il en est de réactionnaires…). Pourtant encore, le patriarche de la petite communauté se livre à une diatribe contre le dieu Dollar digne de la chanson de Gilles et Julien : la crise des subprimes de 2008, explicitement mentionnée, fait spontanément écho à celle de 1929. 
Bien sûr, il reste encore l’hypothèse plus optimiste que ce constat, faussement résigné, serait fait pour susciter la réaction indignée des spectateurs : dans un tel contexte, les gens précarisés, eux, ont-ils vraiment le choix ? Que leur reste-t-il, sinon mettre toute leur énergie à tenter de survivre comme ils le peuvent ? Poser la question, c’est déjà y répondre. 
Il n’en reste pas moins que derrière les belles images de paysages, une certaine philosophie plutôt résignée de la vie et de la mort nous est proposée (taoïsme, importation chinoise ?), sous-tendue par un accompagnement musical efficace qui, loin de n’être qu’un pur divertissement, est un élément majeur dans la mise en place de l’atmosphère envoûtante (hypnotique ?) du film. Impossible d’oublier le jeu de l’actrice principale, pièce capitale de l’équipe des frères Coen par le mariage et la création, par laquelle passe tout ce que le propos du film véhicule de non-dits et de subtilités latentes. 
Par rapport aux standards chinois, la liberté américaine, même relative car fortement dépendante de l’exploitation économique, peut apparaître comme un Eldorado enviable. Tout dépend du référentiel choisi, en effet. La méfiance envers l’Etat, historiquement fondée là-bas, ne permet pas d’imaginer aisément ce que serait un véritable Etat providence. Et certes, on peut présenter des personnages aliénés sans justifier leur aliénation. N’empêche : la ligne de crête est difficile à tenir, et la chute menace à chaque pas. 
A revoir, si on a besoin d’un antidote, Les Raisins de la colère de John Ford. Là au moins les deux camps antagonistes, entre milices patronales et organisations syndicales, sont clairement positionnés. On serait aussi tenté de l’emmener, sur le terrain de la comparaison, vers l’inévitable Ken Loach ; mais là, on serait à la limite de l’honnêteté intellectuelle : tel n’est pas son propos, telle n’est certainement pas son ambition, et c’est, cela va sans dire, un choix qu’il convient de respecter, même si rien n’est réglé en ce qui concerne le message résiduel : quand on ne prend pas parti, n’est-ce pas en général une façon de prendre parti pour la situation que l’on donne à voir, autrement dit, pour le statu quo actuel ?... 






La fin de Dollar, la chanson de Gilles et Julien  de 1932, lors de la grande crise économique :


On joue, on gagne, on perd, on triche
Pétrol', chaussett's, terrains en friche
Tout s'achèt', tout s' vend, on d'vient riche,
Dollar!
On met le vieux pneus en conserve
Et même, afin que rien n' se perde
On fait d'abord avec d' la m…
Dollar!
Jusqu'au Bon Dieu qu'on mobilise
Et qu'on débit' dans chaque église
Aux enchèr's comme une marchandise
À coups d' Dollars!
(…)
Mais sous un ciel de cendre,
Vous verrez un soir,
Le dieu Dollar descendre
Du haut d' son perchoir,
Et devant ses machines,
Sans comprendre encor'
L'homm' crever de famine
Sous des montagn's d'or!











On y cite les grèves de Flint, ville natale de Michael Moore, ville du film Roger et moi
(Allociné)
Michael Moore est né à Flint dans le Michigan où se trouve l'une des plus importantes usines General Motors. Prédestiné par sa famille à travailler chez le constructeur automobile, il se tourne pourtant à 22 ans vers le journalisme en fondant le journal Flint Voice, qu'il dirige pendant 10 ans. En 1989, alors que General Motors ferme ses usines de Flint, Michael Moore réalise le documentaire militant Roger et moi, qui décrit son combat pour faire venir Roger Smith, PDG de la compagnie automobile, dans la petite ville du Michigan. L'immense succès critique et commercial du film permet à Michael Moore de produire l'émission de télé TV Nation et de réaliser en 1995 son unique film de fiction, Canadian Bacon, avec John Candy. Trois ans plus tard, il revient au documentaire et au militantisme avec The Big One, qui brocarde les firmes multinationales affichant des bénéfices records, mais où le travail est de plus en plus précaire.





Jean-Marie





     


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Berry républicain 2 décembre 2017



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